La limerence, c’est pas de l’amour. C’est un miroir. (Et ce qu’il te montre fait mal.)

« Ce que tu vas lire est tiré de séances réelles. Les prénoms et détails identifiants ont été modifiés. La dynamique, elle, est authentique. »
« Son côté très solaire vient déclencher ce que j’ai du mal à être. »
Si tu te reconnais dans ce récit, ne reste pas seul(e) avec tes schémas et tes doutes. On peut décortiquer ton propre parcours ensemble lors d'un échange gratuit de 20 min ici : Réserver mon appel offert
Marc dit ça en regardant légèrement sur le côté, comme si la phrase lui avait échappé avant même qu’il réalise ce qu’il venait d’admettre.
Je le laisse rester là-dedans une seconde.
Puis je lui dis : t’es sûr que c’est d’elle que tu parles ?
Un silence. Il revient sur l’écran. Le regard un peu différent.
T’es pas tombé amoureux d’elle. T’es tombé amoureux de ce qu’elle révèle de tes manques.
Marc est en couple depuis 15 ans. Lucie. Les enfants. La maison. La vie construite.
Et il y a Clotilde. Collègue. Solaire. Lumineuse. Une façon d’être dans le monde qui lui semble naturelle, évidente, légère.
Il croit être tombé amoureux.
Enfin. C’est ce qu’il croit.
Il me décrit Clotilde avec des mots précis. Et juste après, sans transition, il dit : « J’ai l’impression de vouloir être comme ça mais que j’y arrive pas. »
Voilà.
Il est pas en train de décrire une femme. Il est en train de décrire une version de lui-même qu’il a jamais réussi à atteindre.
Clotilde est devenue le miroir de tout ce qui lui manque.
Et le cerveau, il a fait ce pour quoi il est programmé : il a associé cette sensation de complétude à la présence de cette femme.
C’est de la limerence. Ni plus ni moins.
La limerence, c’est pas un sentiment. C’est un symptôme.
La limerence c’est cet état d’obsession intense pour quelqu’un.
Les pensées qui reviennent en boucle.
L’analyse de chaque message.
La conviction que cette personne est unique, irremplaçable, destinée.
C’est puissant. C’est réel comme sensation.
Mais c’est pas de l’amour.
C’est le système nerveux qui projette sur quelqu’un d’autre tout ce qu’il cherche à l’intérieur.
Marc me dit que la présence de Clotilde dans ses pensées était à 25 sur 10 au début.
Qu’il pouvait pas bosser. Qu’il pouvait pas être là avec Lucie. Qu’il pouvait pas être là avec ses enfants.
Je lui pose la question directement : une relation réelle prend tout l’espace comme ça ?
Il réfléchit. « Non. »
Exactement.
La limerence se nourrit de l’absence, du manque, de l’inaccessible. Dès que l’autre devient disponible, réel, imparfait, elle s’effondre.
C’est pour ça qu’elle semble aussi parfaite. Elle existe surtout dans sa tête.
Ce qu’il cherche chez elle, il l’a jamais cherché en lui
On creuse. Et ce qui remonte est précis.
Marc se sent fade à la maison. Étouffé. Sans élan.
« Je rentre chez moi et je suis écrasé. »
Et quand il pense à Clotilde ?
« Je me sens vivant. »
Je le laisse entendre ce qu’il vient de dire.
Le hic c’est que cette sensation de vie, elle vient pas d’elle. Elle vient du contraste.
Quand tout est gris chez toi, la moindre couleur ailleurs semble aveuglante.
Marc a pas besoin de Clotilde. Il a besoin de retrouver de la couleur dans sa propre vie. Dans sa façon d’être, de se déplacer, d’exister.
Mais tant qu’il externalise cette sensation sur elle, il a pas à se poser la vraie question.
Pourquoi je suis éteint chez moi ?
Sur l’écran, je vois quelque chose se passer dans son visage. La mâchoire qui se serre légèrement. Le regard qui fixe un point en dehors de la caméra.
C’est la question qu’il évitait.
Clotilde est une information. Pas une destination.
En séance, quelque chose se déplace.
Marc commence à voir que Clotilde lui montre quelque chose de réel. Qu’il a soif de légèreté, d’intensité, de connexion vraie.
Des choses réelles. Des besoins légitimes.
Mais ces besoins, ils peuvent pas être comblés par une femme qu’il croise au travail et avec qui il a jamais vraiment vécu.
Ils peuvent être comblés par lui. Par les choix qu’il fait. Par la vie qu’il construit ou qu’il accepte de déconstruire.
Je lui dis : Clotilde t’a rien fait. Elle existe. Elle est lumineuse. Et toi tu as besoin de lumière. Ces deux informations ensemble te donnent quoi comme piste sur ta propre vie ?
Long silence sur l’écran.
« Que j’ai arrêté de chercher à être vivant. »
Voilà. C’est ça le verrou.
Pas Clotilde. Pas Lucie. Pas les 15 ans de couple.
Lui qui a arrêté d’habiter sa propre vie et qui projette ça sur une femme.
La limerence redescend quand tu commences à te regarder toi
À la séance 5, Marc me dit que l’obsession est à 5 sur 10. Elle était à 25 au départ.
Pas parce que Clotilde est devenue moins bien.
Parce que Marc commence à regarder dans la bonne direction.
Il a pas encore toutes les réponses sur sa vie de couple. Sur ce qu’il veut vraiment. Sur ce qu’il va faire.
Mais il confond plus l’information avec la solution.
Et ça, c’est déjà un déplacement réel.
Sur l’écran en fin de séance, quelque chose est différent dans sa façon de tenir. Moins de tension dans le visage. Moins de ce regard qui part chercher ailleurs.
Quelqu’un qui commence à regarder à l’intérieur.
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