Runner Flamme Jumelle : Les 5 Types de Personnalités Identifiés en Psychologie
Dans le parcours flamme jumelle, on décrit souvent le runner comme quelqu’un d’innocent. Vulnérable. Qui ne sait pas, ne sait plus, ne fait pas exprès.
Et cette vision arrange beaucoup de monde.
Le parcours Flamme Jumelle est un chaos émotionnel que peu de gens comprennent vraiment. Si tu as besoin de clarté immédiate sur ta situation, on peut en parler 20 min ici : Réserver mon appel offert
Elle arrange le chaser – parce qu’elle lui permet de continuer à espérer.
Elle arrange le runner – parce qu’elle lui fournit une excuse toute faite.
Elle arrange les vendeurs de voyance – parce qu’un runner « bloqué par les énergies tierces » ça se consulte, ça se suit, ça se paie.
Le problème c’est que quand tu as eu une cinquantaine de runners en séance, que tu entends leurs versions, que tu vois les patterns se répéter année après année dans des parcours qui durent 5, 7, 10 ans…
La vision innocente, elle tient plus.
Du coup on va regarder ce que la psychologie dit vraiment du profil runner.
Parce que ces comportements – l’égocentrisme, le faux self, le scan des autres, le manque d'empathie, la fuite systématique – correspondent à des structures psychologiques bien documentées.
Le runner que tu idéalises vs le runner réel
Le runner qu’on te décrit dans le discours FJ classique :
- Il t’aime profondément mais a peur.
- Il est bloqué par ses traumas.
- Il ne sait pas encore ce qu’il a.
- Il finira par se réveiller.
Le runner que j’observe en séance depuis des années :
- Égocentré, centré sur la sécurisation de ses besoins.
- Excellent scanner – il sait lire les gens et s’y adapter.
- Faux self bien rodé.
- Empathie limitée ou sélective.
- Peur bleue de son intériorité.
- Patterns qui se répètent sur des années – pas des « erreurs de parcours ».
Face à ces comportements observés, quels profils psychologiques correspondent ?
Il y en a cinq principaux.
1. Les traits narcissiques
Le narcissisme c’est pas forcément le pervers flamboyant qui écrase tout le monde.
Il existe en plusieurs versions, et certaines sont beaucoup plus discrètes.
Le point commun :
- un besoin de valorisation,
- un manque d'empathie fonctionnel,
- et une capacité d’adaptation aux attentes des autres pour obtenir ce qu’on veut.
Trois sous-types correspondent particulièrement au profil runner :
Le narcissique vulnérable introverti. Discret, méfiant, insécure en apparence. Il se cache derrière une façade d’indifférence ou d’introversion. C’est souvent celui qu’on prend pour le « timide incompris » ou le « sensible qui n’ose pas ».
Le narcissique malveillant. Manipulateur, exploiteur. Celui-là, en général, on finit par le voir. Mais ça peut prendre du temps. Et oui, dans les gens se croyant dans un parcours flamme jumelle, on va retrouver ce type de « runner ».
Le narcissique communautaire. Celui-là est particulièrement intéressant. Il cherche la valorisation dans un rôle de sauveur, de leader bienveillant. Il aide – mais pour être reconnu. Son empathie est au service de son ego, pas de l’autre.
Ce qu’il faut comprendre sur le narcissisme :
Tous les narcissiques ne sont pas malveillants au sens conscient du terme.
Beaucoup – notamment les vulnérables et les communautaires – n’ont pas l’intention de nuire pourtant, ils feront du mal.
Ils sont juste centrés sur eux-mêmes et leurs besoins, sans vraiment mesurer les dégâts que ça produit chez l’autre et sans chercher à le mesurer non plus, car cela voudrait dire s’intéresser à l’autre, et dans le cas ou ils se rendraient compte qu’il nuise : il faudrait arrêter et donc, perdre ce que la relation leur apporte.
C’est ce qui les rend si difficiles à détecter.
Et c’est précisément ce qui donne l’impression que le runner « ne sait pas ce qu’il fait ».
Il sait. Il fait juste pas attention aux conséquences.
C’est pas pareil.
2. La personnalité dépendante
Certaines personnalités dépendantes développent un faux self pour répondre aux attentes de l’autre – dans l’espoir de ne pas être rejeté ou abandonné.
Ça donne quelqu’un qui s’adapte excessivement, qui se conforme, qui efface ses propres besoins pour plaire.
Ce qui correspond au profil runner :
- Adaptation excessive aux attentes de l’autre pour éviter l’abandon.
- Construction d’un faux self par peur d’être soi-même.
- Retrait émotionnel pour éviter les conflits et maintenir une stabilité précaire.
Ce type peut sembler détaché émotionnellement alors qu’en réalité il essaie juste de se protéger.
3. La personnalité borderline
Les traits borderline se caractérisent par une oscillation entre une attache émotionnelle intense et une fuite soudaine.
Le tout souvent motivé par une peur profonde de l’abandon.
Du coup on retrouve des cycles de rapprochement et d’éloignement qui ressemblent beaucoup à la dynamique runner/chaser.
Ce qui correspond :
- Se replier pour se protéger quand la tension monte.
- Scanner les désirs de l’autre – parfois pour éviter l’abandon, parfois pour contrôler.
- Alternance faux self / vraie personnalité selon le contexte.
La différence avec le discours FJ :
Le borderline ne fuit pas parce qu’il « ne sait pas encore ».
Il fuit parce que la relation est devenue trop émotionnellement exigeante et qu’il n’a pas les outils pour le gérer autrement.
4. La personnalité passive-agressive
Les individus avec une tendance passive-agressive n’expriment pas leurs besoins et frustrations directement.
Ils les expriment de manière détournée – par le silence, l’indifférence, l’éloignement.
Par peur du conflit. Par manque de confiance pour s’affirmer. Par habitude de ne pas nommer ce qu’ils ressentent.
Ce qui correspond au runner :
- Réticence à exprimer directement ses besoins – ça donne une impression de timidité ou d’introversion.
- Adaptation de surface pour éviter les conflits, tout en restant à distance émotionnelle.
- Apparence de manque d'empathie qui est en réalité une stratégie de protection.
5. La personnalité évitante
Les personnes avec un style d’attachement évitant sont réservées, distantes, souvent par peur du rejet ou de la critique.
Elles ont besoin de distance émotionnelle pour se sentir en sécurité.
Ce qui correspond :
- Introversion et réticence à attirer l’attention.
- Scanner des comportements de l’autre pour anticiper et éviter les conflits.
- Masquage de la vulnérabilité, distance émotionnelle par défaut.
Mais ici il y a une distinction cruciale à faire.
Évitant ou simplement pas intéressé ?
La question que personne ne pose…
C’est le piège dans lequel beaucoup de chasers tombent.
Voir le runner comme quelqu’un d’évitant, ça arrange.
Parce que l’évitant peut quand même former une relation stable.
Parce que l’évitant peut évoluer avec le bon travail. Parce que ça maintient l’espoir.
Sauf que les personnes avec un vrai style d’attachement évitant peuvent maintenir une relation fonctionnelle avec du respect et du savoir-vivre.
Il y a des milliers de couples évitant/anxieux sur Terre. C’est pas facile, mais ça se fait.
Les deux parties le veulent la relation.
Quand quelqu’un refuse tout engagement concret pendant des années…
C’est pas de l’évitement, c’est juste qu’il ne veut pas de cette relation.
Et ça, c’est la vérité que le discours FJ évite soigneusement.
Parce que si le runner ne veut juste pas s’engager – pas à cause de ses traumas, pas à cause des énergies tierces, pas à cause du contrat karmique – mais parce qu’il n’en a pas envie… tout le récit s’effondre.
(Déjà que le récit est bourré de contradictions et de non sens… faudrait pas abusé.)
Ce que les runners m’ont dit eux-mêmes
En 6 années de coaching avec des runners, ce que j’entends le plus souvent ce n’est pas « j’ai peur de l’engagement ».
C’est : « je ne voulais pas vraiment de cette relation ».
Et quand tu creuses davantage, tu réalises que souvent, le runner le savait dès le début. Ou très tôt.
Mais il a surfé sur la dynamique parce qu’elle lui apportait quelque chose – attention, validation, excitation, contrôle.
Pas parce qu’il voulait construire quelque chose.
Et c’est ça le vrai truc qui fait mal à entendre :
Le chaser est celui qui a « vu le lien » en premier. et c’est celui qui sera le dernier à accepter que la relation ne se fasse pas.
T’inquiète paupiette, on peut pas être bon partout ! 🙃🤣
Comprendre les vrais profils psychologiques derrière le runner, c’est pas pour le diaboliser.
C’est pour arrêter de l’idéaliser.
Et commencer à regarder la situation telle qu’elle est vraiment.
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Bonjour,
Je suis en pleine recherche depuis quelques mois, de moi-même, de ce qui est bon pour être bien avec moi-même et sortir des schémas de dépendance. Je travaille aussi sur mon passé avec une mémoire traumatique qui ressurgit. Ma peut-être runneuse a aussi engagée un parcours de soins au sens très large.
Il y a 6 mois j’ai rencontré cette femme qui coche toutes les cases « flamme jumelle ». Elle est en couple, a deux ados, on vit un amour fous, elle est tiraillée entre ce qu’elle décrit entre nous « comme la plus belle histoire de sa vie » » etc et l’impression de devoir achever une de ses missions de vie qui est d’élever ses enfants avec son compagnon qu’elle aime mais dans une relation plutôt tranquille (sensation de vie plate, mais sécurisante). Ils se sont séparés fin août mais depuis elle n’est pas bien, son foyer l’appelle pour des raisons et notre relation pour d’autres. Elle est honnête, sincère, notre relation n’est pas toxique, mais semée comme d’embûches à surmonter.
Nous avons entre nous tous les « symptômes FJ » : ) (magnétisme, pensées, complétude, joie de nous retrouver, discusssions, écriture, rires, passions, sensations réelles à distance, amour infini et inconditionnel et j’en passe la liste est très longue : ) ). Nous passons réellement des moments magnifiques, riches et variés.
Je ne crois pas à priori aux FJ, je suis même sceptique, pourtant notre relation coche toutes les cases tout le temps quand je m’informe. Alors ça reste collé dans un coin quand même!
Ces jours-ci, elle m’a proposée pour vivre ses deux amours très différents de tenter le polya :
– avec son compagnon avec qui elle a un foyer, qu’elle a quitté mais qu’elle se sent poussée à essayer de reformer pour terminer qqch (mission de ma maman, sécurité matérielle bienvenue dans une période de remise en question de beaucoup de choses)
– garder notre relation qui la rend vivante, partager des moments de qualité et trouver des moments communs sur l’agenda, ne pas se cacher (car les deux énergies sont très différentes avec deux personnes qu’elle aime différemment, on essaie de trouver un truc qui fonctionne en sortant des mensonges de la tromperie qui a eu lieu au début, ni elle ni moi n’étions à l’aise avec ça)
– tout le monde est au courant et doit être ok
-elle n’arrive pas à résoudre le dilemne et devoir choisir lui brise le coeur des deux côtés
– j’ai aussi l’ego touché par la situation, mais je suis peut-être capable de le mettre de côté et accepter que deux amours sont si différents que transitoirement (c’est important pour moi) on essaie. Transitoirement parec qu’elle me dit qu’elle croit que quand sa mission sera finie on pourra peut-être se retrouver si le lien est vraiment fort mais elle sait qu’elle en souffrira et moi aussi entre-temps
Mes questionnements sont nombreux, même si à priori j’accepte pour que notre lien unique vive, grandisse, s’épanouisse, existe ( la vie est trop courte en somme, je veux profiter).
Quelqu’un.e a-t-il des retours d’expérience similaire, tenter le polya, continuer de travailler chacun.e sur soi en parallèle, laisser faire, laisser venir, anihiniler les jalousies qui pourraient en découler et qui pourtant sont inutiles (on sait qu’on s’aime, notre relation est vibratoire ++ je n’ai pas à être jalouse de sa relation moins exaltante avec son compagon etc…) ?
Bonjour Alexis et merci pour tes articles très éclairants.
Quelle est la différence entre une femme chaser et une femme tierce?
1) Elles sont toutes deux amoureuses du runner
2) La tierce offre un foyer de stabilité de routine et de sécurité
3) La chaser a le rôle de la maîtresse (ou de l’amoureuse dans l’ombre) et offre la nouveauté, la passion, l’émotion
4) Si la chaser se met finalement en couple avec le runner à la place de la tierce elle offrira stabilité, routine et sécurité
5) si le runner fait une nouvelle rencontre l’ancienne chaser deviendra tierce et la nouvelle amie du runner prendra le rôle de chaser
6) la différence entre Chaser et tierce est que la tierce est la compagne officielle et pense que le runner lui est acquis
Tandis que la chaser essaye d’acquérir le runner peut être en vain.
Qu’en penses-tu ?