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8 Comments

  1. C’est intéressant. Je me suis rendue compte de tout le système de culpabilité inversée qui s’est mise en place dans cette “relation”.
    Je me suis rendue compte que les miettes, les paroles paradoxales, + au bout d’un moment la découverte du concept FJ, m’avait mis des œillères et fait perdre en authenticité. Je me suis décentrée de ma réalité. Et c’est cela que l’on nomme l’éveil? Non, l’éveil, le vrai, c’est l’instant présent. Etre vrai, ni gentil.le ni sacrificielle. Je ne peux pas contrôler la façon dont l’autre acte à mon égard. Mais je peux essayer de changer comment je réagit. C’est dur, c’est là où est mon pouvoir, ma responsabilité. Et ça ne se fait pas en un jour ni sans rechutes.
    Accepter la posture de victime fait très mal à l’égo, car c’est prendre la responsabilité d’enfin voir en face qu’on a laissé l’autre faire, que l’on a pas posé ses limites, que l’on s’est oublié. Par peur de le perdre, de la solitude? Mais la vérité c’est que cette personne on ne l’a jamais “eu” donc on ne l’a perd pas. CQFD. Ce que l’on perd, c’est notre illusion, notre espoir. Les petits biais auquel on s’est raccroché (=les miettes). Ce que l’on gagne, c’est le discernement et même si c’est dur, la responsabilité de pouvoir continuer une relation malsaine ou de dire stop. Et si le stop fait fuir l’autre pour toujours? Et bien j’ai envie de poser la question “avais-tu réellement envie d’une relation déséquilibrée de dominant et dominé à vie? Qu’as tu toi à y gagner?” “N’aurais-tu pas fini par péter un câble?” Il vaut mieux maintenant qu’après des années de relation biaisée.
    FJ ou pas, à un certains point, ça n’était plus une relation. C’était moi qui m’adaptais à l’autre, prenais sur moi, n’arrivais pas à exprimer mes besoins et mes limites. De ça, je suis l’unique responsable. L’autre est responsable de m’avoir claqué la porte au nez, lorsque je n’ai plus voulu de cette dynamique si confortable puisque toujours à le brosser dans le sens du poil. Car quelque part, je savais que l’autre ne pourrait pas me rejoindre dans mes valeurs, et ne voudrait pas répondre à mes besoins, même les plus infimes et les plus légitimes. En tout cas pas pour l’instant. Et avoir des attentes et des frustrations ne fait que plomber une relation. Donc se recentrer sur soi en l’absence de l’autre c’est la seule issue et personne ne sait de quoi sera fait demain. Ne pas confondre amour inconditionnel et absence de compromis ou efforts réciproques. Et respecter mes limites, voulait dire qu’alors je ne répondrais plus à SES besoins, selon SON timing, comme je l’ai toujours fait ou presque. Et donc, qu’il n’y trouverait plus son compte à me côtoyer. Sauf en tenant réellement à moi et en conscientisant le dysfonctionnement, en voulant faire marcher la relation. Mais ce n’était pas le cas. Ma partie sombre, de me positionner en paillasson, en poubelle émotionnelle, en sauveur perpétuel. A tout analyser, à excuser l’autre, à le comprendre avant même qu’il ne daigne s’expliquer. Même avec des amies, au final, cela s’est déjà passé comme ça plusieurs fois. Alors, ma responsabilité, et même si cela veut dire traverser une zone de solitude, d’inconfort, avant d’enfin connecter avec les personnes réellement intéressées par qui je suis et non pas ce qu’elles vont pouvoir prendre chez moi (en temps, en attention, en énergie etc), ma seule responsabilité est de dire STOP et d’arrêter de faire, donner, alimenter une relation pour 2.
    Je ne sais pas si les FJ ont une réelle existence ou pas. Mais il est urgent de se dégager de la partie toxique qu’engendre une telle croyance. Je me rend juste compte que ces effets miroir et circuits énergétiques, si l’on est honnête et sensible, ils se passent avec un tas de personnes différentes, au delà du concept romantique ou de FJ. Je pense que la plupart du temps les gens qui parlent autour des FJ sont conditionnées à mort, les discours sont tous les mêmes, avec le même vocabulaire new age. Des bons élèves oui, totalement décentrés d’eux-mêmes. Quand on voit des titres du genre “Comment faut-il agir avec le runner?” Non mais sans déc?! Il faut agir comme la situation l’exige, on est grand et capable de discernement, non? Il faut agir comme on le ferait avec n’importe quel être, avec amour propre.
    Faire face à cela fait mal mais je préfère vivre en conscience même si ça pique. Moi je “dit au revoir” et pas “namasté” juste parce que ça fait hype dans les éveillés new age, et j’appelle l’autre par son prénom et pas par “mon juju” et surtout je ne fais plus comme avant à aller sur les sites en commentaires à dire que je vais bien, que je fais ma vie pour moi et gnagna, comme tant de personnes le font. Car la réalité c’est que quand je vais bien, je m’en balec des FJ, je suis en action, dans le flow de ma vie. Lorsque je reviens en commentaire c’est toujours quand je “rechute” car je ne suis pas en paix avec la façon dont s’est déroulé cette relation et comment elle s’est terminée, parce qu’au bout d’un moment, je n’ai plus voulu jouer, et que l’autre pris la main dans le sac ne s’est pas excusé mais n’est plus jamais revenu. Je pense que la dualité et lorsque l’on rejette le concept ou l’autre. Je ne les rejette pas. Mais par contre, je ne cautionne pas les dérives et conditionnement et toutes les croyances qui nous décentrent. Je ne cautionne pas la tournure de la relation qui me fait du mal, peu importe comment on veut la nommer de karmique, AJ, FJ, AS etc. Je pense qu’on ne peut pas être éveillée, sans se raccrocher au rationnel, au présent. Le mental bien dosé est bon. C’est toujours un désastre de vouloir bruler les étapes d’un éveil. Vivre en conscience, dans le présent, en responsabilité, en alignement, en amour de soi, c’est déjà énorme. Et je suis sûre que par des préceptes simples, l’éveil en découlera naturellement. Et pas la “consommation” de la spiritualité. Allez regarder la série de Blanche Gardin “la meilleure version de moi-même”. Parfois redescendre un peu les pieds sur terre ça fait du bien. On peut pas s’élever en n’ayant aucun point d’ancrage. Quand vous écrivez quelque chose, posez vous par pitié cette question? est-ce mes mots, mes ressentis ou mon conditionnement? Pourquoi j’ai besoin de m’étiqueter FJ? Pourquoi j’appelle l’autre mon “jumeau” ? (la plupart du temps dans son dos, et sans son consentement)? Qu’est-ce que tout cela m’évite de regarder en face de façon complètement banale et rationnelle? Et non, je ne suis pas en “début de parcours” ni en rejet, ni en non “foi”. Je suis juste quelqu’un qui a vu les dérives de quelque chose qui peut enfoncer si on se perd. De la même façon que les croyances et religion peuvent séparer les hommes? Et si vous arrêtiez d’appeler l’autre “votre runner” et juste commenciez à vous positionner dans la relation? Cela ne le fera pas forcément revenir, mais, flash news, vous payer 10 0000 soins énergétiques etc non plus. En fait, flash news, on est responsable que de soi même, de ses réactions de ses émotions. On ne contrôle ni la vie, ni l’autre, ni les autres. Commencer à se respecter, en faisant de son mieux, voilà la seule chose qu’on peut faire. C’est dur, ça c’est sûr.

  2. Je ne suis pas d’accord du tout, quand on trouve en soi l’amour inconditionnel pour soi, pour son autre, pour les autres, pour tout ce qui nous entoure et que nous sommes capable de vivre dans le détachement, dans l’instant présent, pleinement tout ce que vous décrivez n’existe pas… Le chemin vers soi est long mais cela en vaut la peine.
    Bon chemin à vous

  3. Ah ce parcours de FJ ! Que dire, qu’en dire….Le fameux Fabien Marchand s’est brûlé les ailes….Pape du parcours, analyse juste et fine des personnalités de chaque personne du couple, qui incitait selon ses propres termes tous les médiums, thérapeutes à révéler ce qu’ils savaient, est tombé du côté obscur. Sa dernière vidéo où il vociférait contre ceux qui venaient se servir dans son frigo, et que seules les FJ qui le méritaient pouvaient accéder aux vidéos….. Ce concept est devenu une machine à fric. Il y a autant de FJ que de parcours. Etre dans l’Amour inconditionnel certes, mais sans se sacrifier, sans se faire manipuler. Finalement comme dans n’importe quelle relation.

    1. Mr marchand ne m’a jamais inspiré confiance même du temps où ses vidéos étaient en accès libre. Je ressentais un fort égo chez lui, entre autre choses et incohérences…
      Bref, quelque chose qui flirte avec le gourou.
      Le fait d’attaquer ses copieurs pourquoi pas s’il avait créé l’existence des FJ et autres principes affiliés qui ont pourtant une existence anglo saxonne avant la sienne…
      Les FJ dans le fond (pas dans la forme théorique, vocabulaire, catégories et concept de ce monsieur) précède sa naissance. S’il veut en être l’unique sachant et berger c’est assez marrant je trouve. 🤣
      Si jamais des parties de son bouquin étaient plagiées alors oui, là le droit d’auteur s’applique en effet.
      Mais si c’est lui qui crée un concept spirituel en entier, donc l’offre et la demande (et l’unique réponse possible) pour guider des brebis égarées, alors oui, on peut de nouveau se questionner sur une forme flirtant avec le sectaire, sous couvert de raison et de pseudo études scientifiques, sans biais et objective bien sûr car uniquement menées par lui et ses disciples sur leurs clients selon leur critères d’observation choisis par eux et surtout pas confronté à d’autres regards ou méthodes objectives d’évaluation…
      Scientiser le spirituel, l’invisible, la croyance etc, est encore un peu casse gueule, je dirais.
      Je n’ai jamais eu envie d’ouvrir son bouquin, ni même de regarder toutes ses vidéos.
      Comme une forme de dissonance cognitive ressentie me disant de garder mes distances. 🤔 🤗
      Sans faire de déduction trop hâtive ou biaisée par mon propre ressenti, vous lire aujourd’hui sur la tournure de sa posture ne m’étonne guère.

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