Flamme jumelle : douleur physique et fatigue expliquées à l’éveillé(e)
Tu es dans un parcours flamme jumelle et tu te sens épuisée, vidée… le truc c'est que c'est pas la fatigue normale du vendredi soir ou d'une après “cuite”.
Tu sais, c'est l'autre fatigue… celle qui est là depuis des semaines, celle qui dès le matin, même après 8h de sommeil te tient compagnie et dont tu n'arrives pas à te défaire.
- Du coup, tu dors mal ou trop.
- Tu as mal dans la poitrine.
- Tu relis le même paragraphe quatre fois.
- Tu tombes malade à répétition.
Et comme tout cela dure depuis pas mal de temps et surtout… que cela s'est déclenché dans ton parcours flamme jumelle, y a une petite voix en toi qui te dit que c'est la preuve que le lien est exceptionnel.
Raisonnement logique après raisonnement logique, tu te convaincs même que c'est “normal” car c'est l'effet des “vases communicants flamme jumelle”.
Du coup, t'es bien dans le processus d'épuration du karma et des traumas de ton autre, car tu sais “lui/elle”, le pauvre petit runner, peut pas s'en occuper tout seul.
Du coup, c'est toi qui trinques pour deux !
Finalement, tu penses que si ton corps souffre autant, c'est que c'est réel, intense et unique.
Et c'est là que tu as raison, enfin partiellement…
Oui tu souffres, oui cette souffrance est réelle et intense…
Par contre pour le reste, faudra repasser !
En fait, avec tous ces raisonnements, sans même t'en rendre compte tu viens de “normaliser” la souffrance sous prétexte d'un lien voulu “divin”.
Mais bon je te rassure, cet aspect-là, on le traitera dans un autre article !
Allez, maintenant je vais te dire ce qu'il en est vraiment de tout ça.
Oublie pas : la vérité elle pique souvent les yeux. Reste bien accroché, on est pas là pour compter les moutons ou t'illusionner encore plus avec du discours “pseudo spirituel”.
Ce qu'il se passe, c'est que ton système nerveux est en état de survie chronique.
Et ça, ça a une explication neurobiologique précise, documentée, et – bonne nouvelle – traitable.
Et surtout… depuis plus de 6 ans que je fais du coaching en désactivation neuro-émotionnelle avec les flammes jumelles, on passe de cet état de vivre toutes ces douleurs physiques et phénomènes énergétiques à…
Plus rien du tout.
Le calme et la paix s'installent alors chez notre petite flamme keuch (en gros la complétude).
Le truc, c'est que tant que tu normalises ce qui n'est pas “normal” (mais un résultat attendu dans ce genre de dynamique relationnelle), tu ne travailles jamais vraiment là où il faut.
Du coup, t'es prêt(e) à lire des infos qui vont pas forcément aller dans ton sens ou tu préfères retourner aux tirages de tarot ? 😏
Le cortisol : l'hormone dont personne ne parle.
Ce qu'il se passe dans le parcours Flamme Jumelle, c'est qu'après la phase de lune de miel, l'incohérence et les contradictions sont omniprésentes.
On passe alors par des “high” et “low” émotionnels.
Basculant entre le stress (l'absence de l'autre) et l'espérance (retour de l'autre/réunion) que l'on va vivre soit au travers des recontacts de l'autre ou alors des tirages de tarot qui nous promettent le retour de l'élu.
Au final… toi tu crois que tout cela est divin, mais c'est juste de la psychologie et de la neuroscience.
Attention cependant : cela n'exclut pas de vrais phénomènes énergétiques. Mais même eux passent par ta psychologie, donc le traitement de l'information de ton cerveau.
Et qu'il n'en déplaise, c'est bien à ce niveau que le travail s'opère : la psychologie.
Finalement, durant ton parcours tu ne fais qu'osciller entre “mal-être / mieux-être”.
Pour faire simple : cortisol / dopamine.
Le cycle est alors addictif.
Et peu importe les raisons, tu vis du renforcement intermittent, que cela te plaise ou non.
Une étude publiée dans Neuropsychopharmacology (Elzinga et al., 2003) a mesuré les niveaux de cortisol de femmes avec un TSPT lié à des abus survenus dans l'enfance.
Les résultats :
- 122% de cortisol en plus pendant l'exposition à des rappels traumatiques.
- 69% en plus pendant la récupération.
- 60% en plus dans les moments qui précédaient l'exposition – comparé à un groupe sans TSPT.
Ce n'est pas une métaphore de la souffrance.
C'est une réalité hormonale mesurable dans la salive.
Et ce cortisol chroniquement élevé produit en cascade :
- Fatigue musculaire,
- Dépression,
- Douleurs,
- Déficits de mémoire,
- Système immunitaire à genoux.
Les mêmes chercheurs le relient directement à la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique, les douleurs lombaires chroniques.
Ta douleur physique dans ce parcours n'est pas mystique. Elle est inflammatoire.
C'est ballot non ?
Et c'est bien ça le problème dans le parcours flamme jumelle :
On s'arrange pour exclure presque systématiquement la psychologie et la neuroscience au profit d'une spiritualité floue où “tout va être normalisé” quand pratiquement tout le parcours FJ s'explique par ce qui est déjà connu, un truc qui s'appelle… la science.
Le problème avec ça ?
C'est que cela ne te met pas sur le bon chemin pour la guérison, cela fait prendre des détours monumentalement… longs.
C'est comme ça qu'en séance, la grande majorité de mes clients ont un parcours flamme jumelle entre 4 et 7 ans au moment où ils me consultent.
4 à 7 ans d'errance alors que les solutions pour guérir existent déjà et, si on s'y attarde un peu, permettent d'atteindre la complétude bien plus rapidement que prévu.
Ce que tu vis symptôme par symptôme
La fatigue qui ne passe pas avec le sommeil
C'est la fatigue surrénalienne.
Ton système a produit du cortisol en quantité excessive trop longtemps et commence à dysfonctionner.
Le stress chronique diminue la réponse cellulaire de l'organisme, affecte l'immunité, l'humeur et les niveaux d'énergie.
Ton corps a littéralement épuisé ses réserves.
Ce n'est pas dans ta tête.
C'est du réel et la conséquence attendue par rapport à ce type de dynamique relationnelle si dysfonctionnelle et chaotique.
Les insomnies et le réveil à 3h du matin
Les chercheurs Wakin et Vo sur la limérence documentent ça précisément :
La séparation de l'objet de limérence produit des symptômes de sevrage incluant :
- Des troubles du sommeil,
- De l'irritabilité,
- Des douleurs thoraciques et abdominales.
La disruption des patterns de sommeil entraîne une augmentation de l'anxiété et de l'irritabilité – qui elle-même perturbe encore plus le sommeil.
C'est une boucle.
Pas un signe de connexion profonde.
Pour autant je le répète, il y a également des phénomènes énergétiques et vases communicants mais…
tout phénomène un peu bizarre ou étrange n'est pas d'abord un vase communicant, mais d'abord et avant tout un effet de la psychologie.
La douleur dans la poitrine
L'anterior cingulate cortex et l'insula – deux régions du cerveau – s'activent intensément pendant la séparation de l'objet de limérence.
Ces régions traitent la douleur physique et la douleur émotionnelle de façon identique.
Ton cerveau interprète la distance émotionnelle comme une menace à la survie.
(Ce qui d'ailleurs est pratiquement 100% constaté lors des séances de coaching depuis 6 ans maintenant.)
Du coup la douleur que tu ressens dans la poitrine est réelle, neurologique, et pas du tout métaphorique.
Elle est juste mal interprétée.
Les troubles digestifs
Nausées, estomac noué, appétit qui disparaît.
L'exposition au stress est directement liée à la réduction des bactéries bénéfiques du microbiote intestinal et au syndrome du côlon irritable.
Ton intestin et ton cerveau communiquent en permanence via le nerf vague.
Quand le cerveau est en état de survie, l'intestin trinque.
Ce n'est pas la connexion cosmique qui te coupe l'appétit.
C'est le cortisol.
Les difficultés de concentration
Tu relis le même paragraphe plusieurs fois sans comprendre.
Tu oublies des rendez-vous. Tes performances au travail baissent.
L'exposition prolongée à des niveaux élevés de cortisol réduit la fonction mémorielle via ses effets sur l'hippocampe – la structure cérébrale qui gère l'apprentissage et la mémoire.
Et le cortex préfrontal – ton centre de décision – est supprimé tandis que le système limbique prend le dessus.
Ce n'est pas toi qui deviens moins intelligente.
C'est ta biologie sous l'effet du stress.
C'est aussi pour ça que des personnes intelligentes et rationnelles prennent des décisions désastreuses pendant ces périodes.
Le cerveau tourne littéralement en mode survie. Pas en mode rationnel.
L'anxiété chronique et les attaques de panique
Cette tension permanente, cette hypervigilance, cette incapacité à te détendre même quand tout est calme.
Des études récentes montrent que le cortisol élevé peut être un facteur critique dans le développement et le maintien des troubles anxieux.
Et comme le cortisol élevé aggrave les symptômes d'anxiété qui à leur tour élèvent le cortisol… tu vois la boucle ?
À cela rajoute toutes les informations contradictoires et bourrées d'espérances que tu lis sur les flammes jumelles et tu obtiens…
Un énorme cocktail molotov émotionnel.
L'oscillation entre intensité maximale et anesthésie totale
Soit tu es à fond dans l'émotion, soit tu ne ressens plus rien.
Cette alternance est caractéristique.
La dépression est liée à des dérégulations du cortisol.
L'anesthésie émotionnelle, elle, c'est un système nerveux qui s'est mis en protection maximale après une exposition prolongée à des stimuli trop intenses.
Ce n'est pas de l'indifférence.
C'est de la dissociation physiologique.
Le mécanisme central : le trauma bonding
Tous ces symptômes ont une source commune.
Et ouais… désolé de casser ton rêve mais on va toucher maintenant le cœur de la dynamique flamme jumelle dont on n'a pas trop envie de parler.
On va pas se mentir, cette explication, bien réelle, fait bien chier et ça aussi c'est réel.
Le trauma bonding – c'est quoi ?
En mode court : c'est un attachement paradoxal qui se renforce précisément parce que la relation alterne entre :
- Douleur et soulagement
- Présence et retrait
- Affection et absence d'affection
Tu vois le cycle ?
Quand tu vis cela sur une certaine période, ce qui est le cas dans le parcours flamme jumelle, cela maintient ton système nerveux en état de survie chronique.
Le cortisol est libéré en grandes quantités pendant les hauts et les bas traumatiques.
Et comme il n'y a en général pas de débouché physique de libération quand il est déclenché par un cycle d'abus émotionnel, le stress reste piégé dans le corps.
Et voilà le truc que peu de gens comprennent :
De nouvelles recherches confirment que le cortisol renforce l'impact des souvenirs associés à la peur.
L'oxytocine et le cortisol travaillent ensemble pour consolider les souvenirs basés sur la peur.
Autrement dit : chaque moment douloureux avec cette personne s'imprime plus profondément dans ton cerveau que les moments agréables.
C'est pour ça que tu n'arrives pas à oublier.
Pas parce que le lien est cosmique.
Parce que tes souvenirs douloureux sont neurochimiquement suramplifiés.
Et devine quoi…
Chaque fois qu'un client décide de faire de la désactivation neuro-émotionnelle en séance, au fil des jours et des semaines, tout cela se dissout et finit par disparaître.
La question alors est :
Pourquoi personne ne saute sur l'occasion afin de se libérer ?
Car on a BESOIN de se sentir connecté, de croire que l'autre est notre moitié.
Mais croire cela c'est encore l'effet d'une cause, mon petit chaser :
Non pas le lien divin ! non de Zeus : La dépendance. 😏😎
Ce que ça change pour la reconstruction
Comprendre que tes symptômes sont neurobiologiques plutôt que cosmiques change tout.
En effet, cela te permet de mettre ton focus là où tu as une force d'action.
Croire que c'est divin (qu'il y ait une part de réalité là-dedans ou pas), te place en posture de victime, de “non pouvoir”, du coup, tu attends, et tu écoutes des discours flamme jumelle qui finalement prônent la dépendance sans le dire clairement.
À la base tu es dépendant de ton runner. Quand tu te rends compte que cela t'échappe des mains, tu deviens dépendant aux tirages de tarot, vidéos YouTube flamme jumelle, médiums, cartomancie ou soins énergétiques.
Que des thématiques qui te demandent pratiquement aucune implication personnelle…
La belle affaire non ? 🙃🧘♀️
Allez tiens, digère un peu celle-là. 🧘♀️
La vérité est que la récupération neurochimique suit des patterns prévisibles et documentés.
La régulation de la dopamine commence à se normaliser autour de 90 jours sans contact, mais peut prendre 6 à 18 mois pour une récupération complète.
La sérotonine se rétablit généralement dans les 3 à 6 mois avec un soutien adapté.
Ce que ça veut dire concrètement :
Ce que tu vis là n'est pas ton état permanent.
Ton cerveau est en train de récupérer d'une exposition neurochimique intense.
Ce processus a une durée. Il a des étapes.
Et il peut être significativement accéléré avec les bons outils.
Les outils qui agissent sur la physiologie, pas sur la volonté
On ne sort pas de cet état par la volonté. On en sort en agissant directement sur les mécanismes qui le maintiennent.
L'EFT – Emotional Freedom Techniques – est l'outil avec le plus de preuves dans ce contexte précis. Des études disponibles sur NCBI documentent ses effets mesurables sur la réduction du cortisol salivaire, la désactivation des charges émotionnelles et la régulation du système nerveux autonome.
La respiration thérapeutique agit directement sur le nerf vague – le nerf qui régule le système nerveux autonome. Une pratique régulière réduit la réponse au stress, abaisse le cortisol et améliore la qualité du sommeil. Ce sont des effets mesurables.
Les ancrages somatiques interrompent les boucles ruminatives qui maintiennent le système nerveux en alerte. Ils ne suppriment pas les pensées – ils désactivent la charge émotionnelle qui leur est attachée.
L'hygiène attentionnelle – réduire l'exposition aux déclencheurs, limiter les vérifications compulsives, couper le contenu qui entretient l'obsession – réduit la fréquence des pics de cortisol et permet au système de se calmer progressivement.
Ce que tes symptômes ne sont pas
Tes symptômes ne sont pas la preuve d'un amour exceptionnel.
L'intensité de la souffrance n'est pas proportionnelle à la valeur du lien même si tu kifferais que ça soit le cas.
Allez avoue oh ! On le connaît le chaser 😎.
- Un lien destructeur produit des symptômes intenses.
- Un lien sain produit de la stabilité.
Tes symptômes ne sont pas une faiblesse.
Ils sont le résultat prévisible et documenté d'une exposition prolongée à un environnement relationnel imprévisible et stressant.
N'importe quel être humain avec un système nerveux fonctionnel développerait la même chose dans les mêmes conditions.
Et d'ailleurs, c'est pas ce que l'on voit dans le parcours flamme jumelle ?
Tout le monde a, dans les grandes lignes, la même histoire…
Tes symptômes ne sont pas permanents.
Ta biologie est plastique.
Ce qui a été dérégulé peut être régulé.
Ce qui a été épuisé peut se reconstituer.
Et surtout : tes symptômes ne te définissent pas.
Ils décrivent l'état de ton système nerveux en ce moment.
Rien de plus. Rien de permanent.
La seule question maintenant est :
Combien de temps acceptes-tu d'allouer à cette souffrance ?
Allez sois honnête, y a pas une part de toi qui veut guérir maintenant et l'autre qui veut encore “patienter” car peut-être que le Runner…
Vois ça comme ça :
Toutes les parties de toi qui veulent attendre, espérer, croire que le runner va revenir, que t'es flamme jumelle, qu'il va s'éveiller et ainsi de suite :
C'est la part de toi “qui ne veut pas guérir” et qui augmente le laps de temps de la souffrance.
Quand je dis “qui ne veut pas guérir”, en fait il faut comprendre : c'est la part de toi qui “croit”, en fonction de la programmation en toi, que ce chemin est le bon chemin.
Pendant que t'es sur ce chemin, tu souffres.
Conclusion, tu veux faire quoi ?
Souffrir ou guérir, telle est la question
Alexis Faure
Coach & Praticien
EFT | PNL | SDN | MCBT | DTMA
Désactivation des traumas
Transformation consciente
+9 000 coachings réalisés
Réserver un appel gratuit →






