L’histoire des 3 plongeoirs de la peur et du courage

Dans l'article précédent, je parlais d'une dérive marketing qui expliquait que la vulnérabilité était une force et qu'elle permettait une vie plus authentique… alors qu'en fait c'est vraiment n'importe quoi.

Comme l'article était déjà assez long, je vais ici expliquer pourquoi la vulnérabilité n'est pas une force, mais une faiblesse et pourquoi c'est le courage qui est une force.

La vérité, si tu ouvres ton dictionnaire tu vas tout de suite comprendre pourquoi c'est vrai, mais comme j'aime bien écrire… c'est parti pour un nouvel article.

Pour t'expliquer que le courage est une force et non la vulnérabilité, je vais utiliser un exemple qui devrait te parler assez facilement.

Les 3 plongeoirs.

Je ne sais pas si tu te rappelles, mais quand t'étais gamin, tu es sûrement allé dans une piscine municipale ou il y avait 3 plongeoirs : celui de 1 mètre, 3 mètres et 5 mètres.

Normalement quand t'es gamin, tu as envie de tester.😏

Tu te présentes alors au plongeoir de 1 mètre, tu sautes directe, tu kiffes et tu recommences et tu fais pareil avec celui de 3 mètres.

Maintenant tu as envie de tester celui de 5 mètres, tu montes tout excité mais une fois arrivé en haut… tu commences à flipper.  Eh ouais… vu d'en haut c'est pas la même histoire et c'est vachement impressionnant.

D'un coup, une nouvelle sensation s'empare de toi, tu as du mal à bouger, tu fais attention à tes mouvements, ton souffle est plus serré, plus court et tu n'oses pas sauter.

Pourtant c'est bien pour cela que tu étais monté…

Nous voici alors dans un état de peur et de vulnérabilité, car tu te sens faible, fragile.

Pourquoi ?

Car dans ta tête il y a des scénarios pas trop sympas qui se promènent :

  • Et si je saute mal et que je m'éclate contre le bord de la piscine…
  • Et si je touche le fond trop rapidement je vais me casser une jambe…
  • Et si je glisse en allant sur le plongeoir et que…
  • Et si…

Bref, c'est ce qu'on appelle le syndrome du “Et si…”

Du coup, voici ce qui se passe en toi : tu es partagé entre la peur et le courage. D'un côté tu as envie de sauter, et de l'autre tu as peur de sauter. Tu as donc le cul entre deux chaises.

Comme tu as plus de peur que de courage, tu reste bloqué en haut du plongeoir.

Tu es donc au point A : Tu te sens vulnérable (en capacité d'être blessé, attaqué, endommagé, fragile) car c'est ce que te racontent les scénarios de peur qui se promènent dans ta tête.

Point A : 80% de peur et 20% de courage.

Mais ton but est d'être au Point B : Sauter, kiffer et recommencer.

Ces 20% de courage t’ont permis de monter en haut du plongeoir mais les 80% de peur t'empêchent de faire le saut et donc de réaliser ton désir.

Autrement dit, pour que tu arrives à sauter, il faudra d'une manière ou d'une autre inverser la tendance entre la quantité de peur et la quantité de courage.

Perso c'est une histoire qui m'est arrivé quand j'avais 6 ans et voici ce que j'ai fais :

Je suis resté au bord du plongeoir pendant 30 minutes… (oui j'ai regardé l'énorme horloge ronde sur fond blanc avec des grosses barres et aiguilles noires…).

T'inquiètes, j'ai bien senti le temps passer.

Je me sentais ridicule, vulnérable, fragile, une vraie merde. Ajoute à cela le fait que tu te sens impuissant, car tu avais décidé de monter et kiffer et tu ne sais pas pourquoi tu n'y arrives pas. Donc tu te sens impuissant, mais aussi dans l'incompréhension de ce qu'il t'arrive.

Mais voici ce qu'il se passa :

Pendant 30 min j'ai vu tous mes potes monter avec joie, sauter, faire les cons sans hésitations, ils sautaient puis remontaient non-stop. Pour eux c'était facile. Y a que moi qui flippait comme une tapette.

À force de voir mes amis sauter et revenir en bonne santé, je commençais à comprendre :

  • En fait tout se passe à merveille pour eux, ils sautent et il ne leur arrive rien de mal.

J'ai donc commencé à observer comment ils sautaient, j'ai pris exemple, j'ai photographié leur attitude afin de pouvoir faire pareil.

Sans trop vraiment le savoir, j'ai observé une personne qui avait ce que je voulais.
D'ou le concept : qui est-ce que tu écoutes.

Dans un premier temps, je les ai donc observé sauter un à un pendant bien 20 minutes.  Du coup mon cerveau n'a pas eu d'autre choix que de décrocher de la peur chaque fois plus car j'avais devant moi le contraire de ce que ma peur me racontait.

Autrement dit, mon cerveau n'avait pas d'autre choix que d'enregistrer la réalité :

On peut sauter en tout sécurité.

Du coup qu'est-ce que tu crois qu'il s'est passé ?

Du coup, j'ai commencé à croire que je pouvais aussi sauter en toute sécurité, alors que jusqu'à présent je croyais à 80% que j'allais m'éclater la tête contre le bord de la piscine.

J'ai commencé à croire en l'opposé de ce que mes peurs me dictaient.

Si je commence à croire que je peux, c'est que mon courage augmente et que ma peur diminue. Si ma peur diminue, je me sens alors de moins en moins vulnérable, donc je me sens de moins en moins en capacité d'être blessé, endommagé etc…

Petit à petit vu que mon courage augmente, mon excitation commence à monter aussi, autrement dit, j'étais en train de sortir petit à petit de la peur pour passer vers le courage, la joie, l'enthousiasme

Du coup à un moment, je me suis remis sur le bout du plongeoir, mais j'avais encore assez peur, aussi mes potes arrivaient et me disait :

Tout va bien se passer, regarde, fait comme nous !

En gros, mes potes m'encourageaient ! (Au passage tu as vu que dans le mot encouragement, il y a courage…?) Autrement dit mes potes essayaient naturellement, intuitivement d'augmenter mon courage afin que je puisse faire comme eux.

Aucun d'eux n'a essayer de me faire plus peur, de me rendre plus vulnérable en pensant que cela allait me permettre de sauter… pas un seul !

Finalement à force d'exemples de sauts et d'encouragements, je finis par me replacer sur le bord du plongeoir. J'ai encore tardé 5 minutes, jusqu'au moment magique…

Ce moment ou ne serait-ce que pour une fraction de secondes, ton % de courage et juste un peu plus haut que ton % de peur et tu te dis : Putain mais je peux le faire !

Et hop tu sautes sans te poser de questions !

Finalement après ce premier saut, je me dis que je le “savais” et j'avais raison car au départ, ma première impression était : je vais kiffer grave ces 3 plongeoirs, donc mon intuition, mon envie avait vu juste.

Finalement je décide de remonter en haut et de refaire le pas, j'ai encore un peu peur et j'hésite 10 secondes avant de sauter. Après cette deuxième tentative, je montre et saute directe avec facilité.

La clé du succès

La clé du succès de cette histoire, n'a jamais été la peur et la vulnérabilité qui sont des émotions bloquantes, contraignantes, restreignantes, mais le courage.

On passe du point A au point B par l'augmentation du courage et non pas de la vulnérabilité.

C'est justement la vulnérabilité : la capacité à être blessé, endommagé, qui nous maintient dans l'illusion de la peur et donc au point A : rester bloqué en haut du plongeoir avec les jambes qui tremblent.

Finalement la vulnérabilité par définition veut dire fragilité et non force.

Je te mets à la suite la définition de ces deux mots antagonistes :

Définition du mot courage :

  • Force morale ; fait d’agir malgré les difficultés.
  • Fait de ne pas avoir peur ; force devant le danger ou la souffrance (s’oppose à lâcheté, peur)

Définition de Vulnérabilité :

  • du latin vulnerare, blesser, endommager, entamer, porter atteinte à, faire mal à, froisser, offenser.
  • La vulnérabilité est le caractère de ce qui est vulnérable, fragile, précaire, de ce qui peut être attaqué, blessé, endommagé.

Si tu devais choisir entre vivre une vie pleine de vulnérabilité ou de courage, laquelle choisirais-tu ?


Alexis Faure

🔆 Somatic Trauma Therapist
🔆 Nervous System regulation
🔆 TFT ❘ PNL ❘ SDN ❘ MCBT ❘ TCC
🔆 + de 6000 coaching effectués
🔆 + de 1.3 Millions de pages du blog lues.

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