Articles similaires :

2 commentaires

  1. bonjour Alexis,Les articles attachement anxieux et attachement évitant sont quasiment des copié/collé l’un de l’autre …
    Ceci mis à part, je t’ai parlé de la personnalité évitante de mon compagnon il y a 2 ans, et tu m’as répondu en substance : pffff n’importe quoi, y’a pas de « mais il est évitant, il se bouge ou il se bouge pas, si t’as envie de perdre ton temps avec lui c’est ton problème » mais je vois que finalement tu t’es un peu penché sur la question.
    Tu comprends donc maintenant que la question n’est pas qu’il se bouge ou pas, la question est qu’un évitant doit se sentir en sécurité dans la relation pour commencer à s’ouvrir. Et ça se fait pas en quelques mois, c’est un long parcours, le plus gros du travail revient à la compagne de l’evitant, pour apprendre à créer cette sécurité, précisément en n’étant plus dans une forme d’attachement anxieux. Je pourrais t’en écrire des pages sur cette pathologie que j’ai étudiée et creusée et sur laquelle j’apprends encore.
    bonne journée 😊

    1. Attention à ne pas confondre structure identique et contenu identique. Les deux guides partagent volontairement la même matrice éditoriale pour permettre de comparer ces deux dynamiques miroirs avec les mêmes points de repère. Mais sur le fond, l’un traite de la fuite et l’autre de l’obsession : les contenus sont diamétralement opposés.

      Ceci étant dit, être la personne qui pourvoit à la sécurité du couple, c’est un rôle qu’on choisit d’occuper ou pas, et la question serait alors : pourquoi faire ça ? Ce n’est pas une obligation. On peut très bien aller chercher un profil sécure et vivre une relation fluide et épanouissante.

      Sauf que dans la majorité des cas, l’anxieux reste dans son rôle et n’en sort pas plus rapidement que l’évitant ne sort du sien. Et la vraie question alors devient : pourquoi on ne le fait pas, et pourquoi on s’efforce de « faire que l’évitant le soit moins » pour obtenir ce que l’on veut ?

      Ensuite, qu’il se bouge ou pas reste encore et toujours son choix, peu importe les traumas et le style d’attachement. Il ne faut pas prendre l’évitance ou l’anxiété comme des choses ancrées ou déterminées. Ça se travaille, des deux côtés, avec des outils psy assez balisés.

      Et le problème quand on pose ces étiquettes « évitant, anxieux », c’est qu’on a tendance à les voir comme des identités gravées, alors que la vraie question est : est-ce que l’autre travaille activement à déconstruire son fonctionnement, ou pas ?

      Si la réponse est non, et qu’on continue à « apporter de la sécurité » pendant des années dans l’espoir que la relation change vers quelque chose de plus satisfaisant, le problème ne vient plus de lui. Il vient de soi. Parce qu’on a aussi besoin de ce rôle-là, sinon la situation ne durerait pas comme ça.

      La vraie question, dans ce genre de couple, n’est donc pas « comment je peux m’y prendre mieux pour le faire évoluer », mais : pourquoi j’ai besoin de ce rôle-là ? Parce que la position d’indispensable, de patiente, de celle qui sait, ça répond à quelque chose chez soi aussi, pas seulement à un manque chez lui. Et c’est pour ça qu’un évitant va avec un anxieux, et rarement avec un profil sécure. Un sécure ne resterait pas dans la dynamique.

      Tant que l’anxieux veut que l’évitant change, c’est que l’anxieux n’a pas changé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *