Être bien, c’est pas changer de femme. C’est changer de rapport à toi-même.

« Ce que tu vas lire est tiré de séances réelles. Les prénoms et détails identifiants ont été modifiés. La dynamique, elle, est authentique. »
« J’y pense encore. Mais comme une option possible. Pas comme une évidence. »
Si tu te reconnais dans ce récit, ne reste pas seul(e) avec tes schémas et tes doutes. On peut décortiquer ton propre parcours ensemble lors d'un échange gratuit de 20 min ici : Réserver mon appel offert
Marc dit ça avec une voix différente de d’habitude. Plus posée. Moins tendue.
Sur l’écran, quelque chose s’est déposé dans son visage depuis la dernière fois. Moins de cette agitation sous la surface qui était là depuis le début.
La limerence est passée de 25 sur 10 à 5 sur 10.
Il me dit ça presque surpris. Comme si quelque chose avait bougé sans qu’il s’en rende vraiment compte.
Du coup on va regarder ce qui s’est passé vraiment.
Être bien, c’est pas changer de femme. C’est changer de rapport à toi-même.
Marc a passé des semaines convaincu que son problème avait un prénom.
Clotilde. Ou Lucie. Selon le moment, selon l’humeur, selon la dernière dispute ou le dernier regard échangé dans un couloir.
Le hic c’est que le problème a jamais été une femme.
En séance 4, il me dit qu’il se sent prisonnier chez lui. Étouffé. Incapable de se réaligner seul.
Et ce mot-là, seul, il dit tout.
Il peut pas se réaligner seul. Il a besoin de quelqu’un pour aller bien. Toujours quelqu’un. N’importe qui, tant que c’est pas lui.
T’as externalisé ton bonheur si longtemps que t’as oublié que t’en étais responsable.
On creuse. Et ce qui remonte est précis.
Marc s’est attaché à Lucie par peur de la solitude. Il a projeté sur Clotilde l’espoir d’une vie meilleure. Il a bossé comme un chien pour pas rester en face de ce qui se passe chez lui.
Trois stratégies différentes. Un seul objectif.
Ne pas avoir à se retrouver seul avec lui-même.
Parce que seul avec lui-même, il sait pas ce qu’il va trouver. Il sait pas s’il est capable d’être heureux sans un ancrage extérieur. Sans quelqu’un qui lui confirme qu’il existe, qu’il compte, qu’il a de la valeur.
Il me dit qu’il a bossé en EFT sur une phrase simple.
« Est-ce que je suis capable de me sentir heureux ? »
Pas heureux avec elle. Pas heureux sans elle.
Heureux. Point.
Je vois son visage sur l’écran pendant qu’il dit ça. Quelque chose de plus nu que d’habitude. Sans le filtre de la question sur les femmes.
C’est là que tout commence.
La limerence redescend quand tu commences à te regarder toi
C’est le paradoxe de ce dossier.
Marc a essayé de faire descendre la limerence en pensant moins à Clotilde. En l’évitant. En analysant ses défauts. En se rappelant que c’était de la projection.
Ça a pas vraiment marché.
Ce qui a marché, c’est quand il a commencé à se poser des questions sur lui. Sur ce qu’il voulait vraiment. Sur pourquoi il était éteint chez lui. Sur ce qu’il avait construit et pourquoi.
Dès que l’énergie se retourne vers l’intérieur, l’obsession pour l’autre perd de sa substance.
Parce que la limerence se nourrit du vide. Et quand on commence à remplir ce vide avec soi-même, avec ses propres questions, ses propres choix, sa propre vie, il reste moins de place pour le film.
Le vrai travail, c’est pas de choisir entre deux femmes. C’est de choisir qui tu veux être.
En fin de parcours, Marc est encore dans le flou sur ce qu’il va faire avec Lucie.
C’est normal. C’est une décision lourde. Des enfants. Quinze ans. Une vie entière à démêler.
Mais quelque chose a changé.
Il commence à voir que cette décision, quelle qu’elle soit, doit venir de lui. De ce qu’il veut construire. De qui il veut être.
Pas de la peur de la solitude. Pas de l’espoir que Clotilde soit disponible un jour. Pas de l’attente que quelqu’un d’autre vienne lui donner la permission d’aller bien.
La seule relation qu’il a jamais vraiment esquivée, c’est celle avec lui-même.
Et c’est la seule qui peut tout changer.
Sur l’écran, en fin de séance, il y a quelque chose dans son regard que je lui avais pas encore vu.
Pas de la certitude. Pas de la résolution.
Juste quelqu’un qui commence à se regarder.
Si tu as l’impression de lire ta propre histoire, ne reste pas seul(e) avec ce silence. On peut en parler de vive voix et faire le point sur ton parcours lors d’un appel gratuit de 20 min ici.
PS : Donald Winnicott, pédiatre et psychanalyste britannique, écrivait en 1958 que la capacité d’être seul est l’un des signes les plus importants de maturité psychique. Pas ‘supporter la solitude’. CAPACITÉ d’être seul, comme on développe une compétence. Marc, à 45 ans, n’avait pas encore appris cette compétence.
Sources & références scientifiques
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