Éveil spirituel vs éveil de la conscience : et si tu utilisais la spiritualité pour fuir ce qui compte vraiment ?
On va voir aujourd’hui la différence communément admise entre l’éveil de la conscience et l’éveil spirituel.
Deux concepts souvent confondus – qui ont pourtant des significations distinctes bien que complémentaires.
L'obsession de la limerence n'est pas un coup de foudre, c'est une tempête neuro-chimique qui t'épuise. Si tu veux reprendre le contrôle sur tes pensées et ta vie, on fait le point ensemble ici : Réserver mon appel offert (20 min)
Et on va voir aussi pourquoi l’éveil spirituel est souvent utilisé comme un moyen de contournement – afin d’éviter de te confronter à l’éveil de la conscience, qui est bien souvent la première étape et la moins agréable.
T’aimes pas trop beaucoup ça. Mais on y va quand même. 🙃
L’éveil de la conscience
L’éveil de la conscience concerne principalement ta prise de conscience accrue de toi-même – de tes pensées, de tes émotions, de tes schémas de comportement, de tes programmations mentales et de la réalité qui t’entoure.
C’est un processus introspectif qui implique que tu remettes en question tes croyances limitantes et tes conditionnements sociaux, culturels et tes programmations mentales.
L’éveil de la conscience consiste à sortir de l’automatisme et à être plus présent dans le moment présent.
Cela te conduit généralement à une meilleure compréhension de tes motivations, de tes aspirations profondes et de tes réactions face aux événements de ta vie.
L’éveil de la conscience vise à développer une perspective plus claire et authentique de toi-même et du monde.
L’éveil spirituel
L’éveil spirituel, quant à lui, va au-delà de la prise de conscience.
Il englobe une dimension plus profonde et spirituelle de ton expérience humaine.
L’éveil spirituel implique souvent une quête de sens, de connexion avec quelque chose de plus grand que toi – l’univers, la nature, une force supérieure ou une réalité spirituelle.
Cela peut se manifester par un sentiment de transcendance, de paix intérieure, voire d’illumination.
L’éveil spirituel peut également te conduire à explorer des questions existentielles et métaphysiques sur la nature de la réalité, le but de ta vie et la relation entre toi et le cosmos.
Il peut être accompagné d’une transformation profonde au niveau de tes valeurs, de tes croyances et de ton mode de vie.
En résumé : l’éveil de la conscience se focalise sur ta compréhension de toi et de la réalité – tandis que l’éveil spirituel inclut une dimension plus profonde de connexion à une réalité spirituelle ou transcendantale.
Les deux concepts sont liés et peuvent se chevaucher.
Mais l’éveil de la conscience est généralement considéré comme la première étape – celle qui s’approfondit ensuite dans les aspects spirituels et métaphysiques.
Et c’est précisément parce que l’éveil de la conscience est la première étape que l’éveil spirituel est si souvent utilisé pour la contourner.
Voilà pourquoi.
Quand l’éveil spirituel devient une technique d’évitement
Le challenge majeur avec l’éveil de la conscience, c’est qu’il va te demander – par sa propre pratique – de mettre le doigt sur tes parts d’ombres.
Chose tout à fait déplaisante, en tout cas au début.
Cette étape est très difficile – car elle demande que tu te regardes en face.
On le voit notamment en libération émotionnelle – où tu as grandement du mal à faire face à tes propres pensées et émotions négatives.
Par automatisme et mécanisme de défense, tu vas tout faire pour les fuir, les éviter et les enterrer.
Autrement dit, le dernier choix – et pourtant le meilleur – consiste à regarder de plein fouet ces mécanismes négatifs, ce qui permettra avec la répétition leur dissolution.
Regarder les choses en face est un choix tout à fait contre-intuitif – car face à une menace, tu vas réagir de manière automatique en l’attaquant, la fuyant ou en faisant le mort.
Un mécanisme reptilien primaire. Ni plus ni moins.
Quand tu évites tes pensées et émotions négatives, tu ne fais que réagir de manière primaire à une menace – qui en plus, dans les faits, n’en est pas une.
C’est toi qui considères la pensée négative comme une menace.
C’est ton automatisme de nier la pensée négative qui devient une menace pour ton bien-être – puisqu’il maintient en toi les programmations négatives au lieu de leur laisser s’en aller.
Et c’est toi qui as la main sur ce mécanisme.
Finalement, qui dit primaire dit peu éveillé – tant au niveau de la conscience qu’au niveau spirituel.
Les pratiques séduisantes
C’est pourquoi à chaque client qui vient en TCC, quand je vois toutes les techniques et méthodes qu’ils ont utilisées auparavant, je leur demande pourquoi ils n’ont pas utilisé l’EFT ou pourquoi ils l’ont assez rapidement laissé de côté.
Une fois passé les 35 « je ne sais pas », on arrive à cette vérité :
« Faire de l’EFT n’est pas agréable, car cela fait remonter les émotions négatives. »
Tu m’étonnes mon pote.
C’est donc dans cette fuite de ta propre intériorité que tu te dirigeras vers des moyens plus séduisants.
Par séduisant j’entends des techniques, méthodes, outils ou pratiques promettant le résultat souhaité sans trop avoir à te mouiller.
Être dans cette étape est normal – car elle fait partie de l’éveil de conscience.
Une partie de toi veut avancer et une autre non.
Te diriger vers ce genre de méthodes est normal tant que tu n’y restes pas bloqué trop longtemps.
Ce qui malheureusement est le cas de beaucoup de personnes – d’où cet article.
Tu achèteras alors allègrement des livres spirituels new age bardés de protocoles, d’invocations, de nouvelles croyances – promettant monts et merveilles et qui te permettront encore une fois de diriger ton attention sur l’extérieur et non pas sur l’intérieur.
Nettoyer les jantes pour ne pas regarder sous le capot. Classique. 🤣
Je me rappelle un livre de Louise Hay qui disait que bien souvent, quand tu te sentais inconfortable en lisant un chapitre de dev perso, c’était très souvent le signal que les points abordés avaient besoin d’être travaillés.
Imagine quand tu penses faire de l’EFT et que tu ne la sens pas la technique.
D’après mon expérience, j’arrive au même constat quand il s’agit d’EFT.
Ce sont souvent les personnes le plus en besoin qui vont être les plus réfractaires à l’utilisation de cette technique – au profit de techniques séduisantes permettant d’endosser une nouvelle identité : l’éveillé spirituel.
En effet, qui, prônant être dans un processus de travail sur soi, ne voudrait pas utiliser une technique qui :
- Est ultra efficace,
- Sans aucun effet secondaire,
- Que tu peux utiliser autant de fois que tu veux,
- Et qui, dans le pire des cas, te permet de virer tes traumas ?
Une personne qui patauge dans ses problèmes en pensant être sur la sortie.
En effet, décider de faire de l’EFT, c’est décider de dire :
« Je suis prêt à voir ce qu’il y a en moi – et principalement le négatif que je vais traiter avec le tapping. Je suis prêt à voir les différentes couches et parties qu’il y a en moi. »
Par cette décision, tu es alors opérationnel pour t’ouvrir à l’éveil de la conscience.
Non pas en rajoutant des informations en toi provenant de l’extérieur – mais en découvrant ce qu’il y a déjà en toi, que tu as pris soin de cacher pendant pas mal d’années.
Finalement, en mettant l’habit du spirituel, cela te permet de croire que tu as déjà atteint un certain stade d’avancée – alors qu’en fait, tu peines à tourner la clé dans le moteur.
Cela te permet de masquer l’indésirable.
Finalement, ceci est un problème non pas d’éveil spirituel – mais d’éveil de conscience.
Il y a une telle force mise en jeu dans le déni de ce qui est que sauter cette étape déplaisante pour rejoindre le rang des « éveillés » en lisant quelques livres de spiritualité devient très séduisant.
Alors qu’encore non libéré d’une bonne partie du contrôle et de l'emprise que le mental a sur toi, tu t’interroges sur la spiritualité.
Tu te perds alors dans 1001 théories sur la naissance du monde, le but de ta vie ou ta mission de vie – en espérant trouver les clés de ton salut intérieur : le bien-être.
Car qu’on se le dise – toute personne dans le développement personnel ou la spiritualité recherche au moins une chose : le bien-être.
Peu importe le chemin emprunté.
Le hic, c’est que…
C’est l’éveil de la conscience qui t’amène le plus rapidement au bien-être – et non l’éveil spirituel.
Car ce qui te fait sentir mal, c’est l’effet qu’ont sur toi tes pensées et émotions négatives provenant de ton mental Ego.
Tant que tu ne mets pas ta conscience dessus, tu tourneras en rond pendant des années avec quelques avancées, lentes et laborieuses au travers de ces méthodes spirituelles.
En fait, en fonction de l’objectif recherché, il faut juste l’outil adapté. Voilà tout.
Si ton objectif est le bien-être intérieur, le chemin le plus court consiste à mettre ton attention sur la mécanique de ton mental ego.
Tant que tu ne fais pas cela, ton avancée sera longue et laborieuse.
Finalement, sans trop t’en rendre compte, tu es encore piloté par un mental ego qui génère les problèmes (mal-être) et propose des solutions (aller dans la spiritualité).
C’est entre autres ce qu’on appelle l’ego spirituel.
Durant ce procédé, c’est encore ton mental ego qui pilote la partie et te maintient prisonnier.
Éveiller ta conscience c’est t’autoriser à dissoudre ton mental ego dans une certaine mesure – et atteindre cet état de bien-être dont parle Eckhart Tolle dans « le pouvoir du moment présent ».
Finalement, au lieu de te libérer du contenu de ton disque dur, tu vas rajouter du contenu avec de nouvelles croyances, informations, attachements et rituels – pour te perdre un peu plus dans une nouvelle identité acquise au fil des livres et des pratiques dites spirituelles.
L’éveillé spirituel qui aurait fait un bon bout de chemin.
Tu seras passé du « Franky commercial métro-boulot-dodo » à « Franky l’éveillé spirituel » – qui brûle de la sauge un soir d’équinoxe direction sud-sud-ouest, mais qui, s’ignorant toujours autant, ne comprend pas pourquoi son mal-être persiste toujours.
Ça te rappelle quelqu’un ? 🤣
Systèmes de compensation
Une autre raison qui montre que l’éveil spirituel est souvent utilisé comme un système de contournement : lorsque tu pratiques la libération émotionnelle, qui amène inévitablement à un éveil de la conscience, tu te rends compte que beaucoup de tes questionnements sur l’univers comme le « besoin de connexion et d’unité » ont tendance à s’amenuiser voire à disparaître.
En fait, cette quête de connexion provient principalement des manques créés par ton mental ego – qui dans un état de séparation, recherche l’unité.
C’est entre autres ce qu’on appelle « l’illusion de la séparation du mental ego ».
Quand tes manques liés aux peurs de ton ego mental sont dissous par l’éveil de ta conscience, ta recherche d’unité disparaît – car le sentiment d’unité fait place tout naturellement.
Un peu comme lorsque tu fais disparaître les nuages, apparaît peu à peu le soleil.
Ta quête disparaît d’elle-même.
Tout ce questionnement sur l’univers et les mondes spirituels s’amenuise – à moins que cela soit une vraie passion – car la grosse partie de motivation de cette quête provient du manque et du mal-être qui en découle.
Il y a dans cette « quête spirituelle » la recherche de moyens, solutions ou réponses à un mal-être afin de te sentir mieux.
Le hic, c’est que le chemin le plus court pour te sentir bien est l’éveil de la conscience que tu tentes d’éviter.
Et c’est pourquoi l’éveil de la conscience est la première étape – car elle demande que tu libères les manques et les peurs créées par ton mental ego qui t’envoie sur tout un tas de pistes, pour certaines super intéressantes, mais qui, quand il s’agit d’atteindre le bien-être, sont souvent peu efficaces.
Tant que les parfums de ces programmes de ton ego mental sont actifs, il y aura toujours chez toi une recherche opposée dans le monde extérieur pour apaiser un monde intérieur tumultueux.
Un système de compensation. Ni plus ni moins.
Par exemple, dans le parcours FJ
Toute la quête du Chaser consiste à récupérer la présence du Runner afin de retrouver ce sentiment de complétude au travers de la Réunion.
Le chaser est dans le manque – et pense qu’en présence de l’autre il se sentira enfin complet.
Sauf que lorsque tu fais ce travail de libération des programmations intérieures produisant les parfums du manque, tu atteins alors ce sentiment de complétude.
Ta quête du Chaser s’arrête – car tu as ce que tu cherchais.
Sauf qu’il y a un hic…
Pour accéder à cette vérité, encore faut-il faire le choix d’éveiller ta conscience en libérant les programmations de manques – et donc choisir de te confronter à tes parts d’ombres.
Et c’est pourquoi Carl Gustav Jung a dit ceci :
« On ne devient pas illuminé en imaginant des figures de lumière, mais en rendant l’obscurité consciente. »
Du coup, il y a 2 voies.
Voie 1 : Le chemin direct version TGV – tu te confrontes à ton intériorité même si ça va te faire trembler et tu utilises des méthodes types EFT, EMDR, Sedona.
Voie 2 : Le chemin indirect – méthodes séduisantes qui, en les utilisant, tu auras dans 10 ans ce que tu peux faire en quelques mois avec la voie 1.
Du coup, si tu peux guérir plus rapidement qu’avec d’autres méthodes, pourquoi ne pas l’utiliser ?
Et c’est bien pour ça que j’écris ces articles.
Les sous-programmes inconscients
La majorité des gens, quand ils découvrent l’EFT, ne vont pas l’utiliser.
Ceci est une décision pilotée par le mental ego.
Quand tu sais que l’EFT existe et que tu ne la pratiques pas, c’est parce qu’inconsciemment tu veux rester inconscient – tu veux rester dans l’étape de « je guéris lentement, mais je fais tout ce qu’il faut pour y arriver, mais guérir prend du temps quoi ».
En fait, ceci est un autre programme sous-jacent de ton mental ego.
Cela ressort très souvent en thérapie où les Chasers aiment courir dans le tunnel en clamant vouloir arriver au bout.
Cela leur donne l’impression d’avoir une quête à mener avec un objectif à la clé – d’être persévérant, déterminé, en mission divine.
Bref, de faire le sauveur.
Or toute l’astuce est justement ici.
Quand on commence à creuser, on se rend compte qu’inconsciemment ils veulent rester dans ce processus de quête – et non pas la terminer.
Et c’est normal – car rester dans la quête sans la terminer valide l’identité du sauveur.
Mais aussi l’identité cachée du Chaser.
La victime sacrificielle. (oups…)
En fait cela valide les programmations, rôles, identités et donc le contenu du mental ego.
Ce que le chaser met énormément de temps à réaliser, c’est qu’une fois que le « masque » du Chaser Sauveur tombe, il se rend compte qu’en fait il était en posture de Chaser Sauveur Sacrificiel.
Victime quoi.
Vouloir la réunion et persister dans cette volonté face à une personne qui montre par son comportement que la réunion n’est pas dans le spectre de ses désirs – c’est continuer de vouloir ce que tu n’auras pas.
Continuer de vouloir ce que tu n’as pas eu, que tu n’as pas et n’auras pas – c’est continuer de courir dans le tunnel en proclamant vouloir arriver à la lumière en bout de tunnel.
Sauf que vouloir la réunion avec quelqu’un qui ne la veut pas, c’est t’assurer de continuer d’être dans le processus de quête.
Continuer de déployer tout un tas d’efforts pour rien.
Et donc cela valide la victime sacrificielle qu’on retrouve dans le parcours flamme jumelle à coup de :
- Oui mais c’est la source qui veut ça,
- Ce que tu vis est normal, cela fait partie du processus,
- C’est à toi d’épurer le karma pour le binôme,
En gros, c’est à toi d’en prendre plein la gueule.
Ou pas.
Le hic, c’est que le Chaser VEUT jouer ce rôle – qu’il en soit conscient ou pas.
Sinon la dynamique du binôme tomberait comme un château de cartes.
Du coup, tu comprendras pourquoi on préfèrera écouter des discours « spirituels » – car ils viennent valider dans une certaine mesure les programmes du Chaser.
Alors que dans les faits : le chaser a besoin de se croire le sauveur pour éviter sa posture de victime dont il a horreur.
Et si le Chaser est dans une posture de victime, c’est simplement car il agit en fonction de sa programmation.
Le vrai nerf de la guerre est d’enrayer ces programmations et comportements automatiques – soit entrer dans l’éveil de la conscience et s’autoriser à voir ce qui est déjà – et non pas ce qu’on aimerait qu’il soit.
Du coup, quand tu vois que ce programme est présent chez pratiquement tous les chasers, tu comprends pourquoi on prendra des détours en termes de guérison plutôt que les chemins directs – car cela valide leur identité à la fois de sauveur, qui permet entre autres de cacher la posture de victime sacrificielle.
Et comme je l’ai dit plusieurs fois dans les articles : toute décision ou action qui tend à invalider une programmation existante te fera pratiquement toujours sentir mal.
Du coup, face à quelque chose de désagréable, tu fais quoi déjà ?
- Attaque,
- Fuite,
- Paralysie.
Finalement, le chemin direct invalide frontalement la programmation « courir dans le tunnel sans jamais arriver à en sortir ».
Le chemin direct te fait sortir du tunnel – et bien plus rapidement que tu ne le penses.
Du coup, la question qui se pose alors est la suivante :
Est-ce que tu t’intéresses vraiment à la spiritualité par simple curiosité – ou pour éviter de regarder ton intériorité ?

Attention tout de même, l’EFT et l’EMDR ne sont pas des baguettes magiques, même utilisées.
Il faut y être réceptif tout comme l’hypnose.
Aucune de ces 3 techniques n’a eu d’effet sur moi (mais cerveau câblé neuro-atypique, c’est peut-être pour ça?)
Pour moi, il n’y avait pas d’effet (consultation avec des psychiatres pro et formés à ces techniques + temps de pratique autonome à la maison).
J’ai arrêté direct pour l’hypnose car vraiment pas réceptive. Les deux autres j’ai tenté de préserver et pas de soulagement. Surtout l’emdr utilisée pour traiter un trauma, c’est comme si j’avais rien fait. Et vu le coût d’une séance…c’est la praticienne elle-même qui m’a dit « pas réceptive » et a arrêté à force.
D’ailleurs je ne rechignais pas à pratiquer ou à me confronter au négatif ou aux parts sombres, au contraire, puisque je le fais déjà depuis toujours, ou déjà enfant aussi loin que je me souvienne et même presque trop (extrême lucidité de soi qui peut presque devenir de l’auto flagellation par trop de conscience, où créer des états dépressifs par trop de conscience globale de soi, du monde, des autres).
Souvent quand je faisais de l’EFT je pleurais, or pleurer me soulage, je me sens mieux après, et c’est une émotion comme une autre que je ne fuyais plus depuis des années déjà.
Donc voilà, que chacun trouve ce qui le soulage, mais aucune technique n’a pignon sur rue ni la solution à tout…
Article très intéressant sinon 🙂
Qu’est-ce qui vous a aidé alors ?
D’accepter que la vie n’est pas une ligne plate sans fluctuation, sinon, ça ne serait pas la vie. D’ailleurs quand la ligne arrête ses fluctuation sur le monitoring de l’hôpital, ça veut dire que la personne est morte….
De comprendre que la complétude est un mythe utile seulement aux marchants de rêves. Que avec ou sans FJ c’est une ambition trop élevée qui cultive le sentiment d’échec et de désamour. D’accepter d’être impactée, émotive, quand des choses mauvaises m’arrivent ou arrivent au monde, bref, d’être humaine. D’accepter mon incarnation en tant que simple humaine avec toutes les frustrations qui pourraient en découler. D’accepter que l’illusion de contrôle ne changera pas les choses, nombreuses, qui ne dépendent pas de moi.
De ne pas péter plus haut que mon cul sous prétexte de spiritualité.
D’intérioriser ma spiritualité et mon éveil en tant que conscience, plus pleine, plus autonome, faites de moments intimes qui m’appartiennent et me regarde sans l’afficher sur les réseaux pour devenir un produit d’influence dont je dois sans cesse renouveler le scénario, le contenu histoire de donner de la nourriture aux cochons. Qui a besoin de qui finalement? Les gourous ou les brebis égaré?!XD
De percevoir les nuances, de ne pas me ranger « runner » ou « chaser » ou pire encore « yin » ou « yang » car je vis dans un monde de nuance plus complexe qu’un roman de fiction fantastique dressant des portraits humains et des systèmes relationnels manichéens.
D’accepter que je mérite mieux que courir après quelqu’un (même ne serait-ce qu’en pensée ou énergétiquement), qui ne veut pas de moi dans sa vie ou s’investir dans la relation.
De récupérer l’énergie pour moi, mes projets, et les personnes qui veulent bien participer aux relations.
D’accepté d’avoir aimé, peut-être mal, la mauvaise personne, ou plus exactement celle qui ne veut pas l’être.
D’accepter de l’aimer encore, d’y penser positivement ou négativement de temps en temps dans des proportions plus raisonnables, et de laisser ces pensées et ces émotions me traverser, sans les sacraliser ou leur donner plus d’importance que ce que c’est: de simples pensée, souvenirs…
De privilégier les petits pas, les petites réussites, les petits bonheurs sans prétention puisque je ne me fais plus croire que la seule façon de traverser la vie c’est d’être en complétude, si tenté qu’elle existe de façon perpétuelle comme le prétend la bubule « développement personnel ».
En plus d’avoir pu observer que les cordonniers étant souvent les plus mal chaussés… qu’il en va de même pour les gens qui vous vendent des packs de complétude accélérée.
C’est évident que le bonheur se trouve dans une vidéo, un pdf, un tirage de carte, un soin énergétique, et un coaching. XD
D’ailleurs nos ancêtres ne pouvaient pas toucher du doigts des instants de grâce. C’est vrai quoi, comment faisaient ils sans internet et toutes ces nouvelles techniques et protocoles pour passer le niveau supérieur du bien être?
Désacraliser les choses et les remettre en perspective, les descendre de leur piedestal, et apprécier de son mieux la vie et ses différents niveau. Car factuellement, je ne peux pas faire plus que « mon mieux », alors à quoi bon viser plus haut?
D’accepter d’aller mal pour aller mieux et ainsi de suite dans le tourbillon de la vie…
Mais bon, on est tous des différents et ce qui peut m’aider ne vous aidera pas forcément vous. Donc je vous souhaite de trouver vos trucs. C’est exactement ça d’ailleurs le biais principal: penser qu’une croyance, qu’une technique, qu’un bouquin, une hygiène de vie, etc peut avoir le même impact, bénéfice, effet positif sur tous les corps, les esprits et les états mentaux. Déjà sur moi-même, si je prends l’exemple des livres, je peux remarquer qu’une relecture n’est jamais comme la première. Voilà, et ce qui m’aide aussi c’est de péter un bon coût, car je suis une femme mais pas une princesse. Or, les prout, c’est comme les émotions, mieux dehors que dedans. Evidement, il y a des endroits où on ne pète pas…Mais c’est à la mode de faire du buzz sur l’intime XD. Cette mode ne m’aide pas. Tant mieux si ça peut en aider d’autres.
Effectivement, je pense qu’on fait instinctivement à peu près les mêmes choses …
Et à vrai dire, la vie est très belle..
On fait tous de notre mieux…et quand on arrive à avancer, sans trop se juger …et en respectant son rythme, ça se passe plutôt très bien
Personne ne sait de quoi demain sera fait… perso, je sais juste que je peux compter sur moi et au final, c’est le plus important
Autonomie, appréciation et confiance en soi, responsabilité de ses actes et de ses choix, liberté et respect de soi et des autres….c’est déjà bien. La complétude tant proclamee dans le parcours FJ ..c’est peut être juste ça. Soit dit en passant, les FJ n’ont rien inventé …Jung appelle ça l’individuation …
Bref, on est d’accord qu’il est temps de retrouver une voie inconnue, la nôtre, avec le courage d’y avancer …loin du balisage du concept FJ .
La vie fera le reste et nous présentera son lot de défis et de cadeaux. ..comme toujours
Après, vous pouvez peter autant que vous voulez …tant que vous restez à distance !😁