7 réactions que ressent le runner pendant la séparation
C'est une des questions les plus posées dans le parcours flamme jumelle.
Et c'est aussi une des questions qui alimente le plus le business de la voyance, des tirages énergétiques et des “météos du runner”.
Que ressent le runner pendant la séparation ?
Comme je le dis souvent en séance : il y a ce que tu aimerais qu'il ressente, et ce qui est.
Ce qui suit vient directement des runners que j'ai eus en coaching. Pas de projections, pas de suppositions – ce qu'ils m'ont dit eux-mêmes.
Ce que le chaser croit que le runner ressent
Le chaser, convaincu que l'autre est son autre, va avoir tendance à projeter ses propres attentes sur lui.
Et comme le runner est souvent un “taiseux” – quelqu'un qui s'épanche peu sur ses ressentis, qui aime jouer au mystérieux, qui laisse l'autre comprendre ce qu'il veut comprendre – le terrain est parfait pour toutes les projections possibles.
- Du coup le chaser aimerait croire que le runner est au plus mal.
- Qu'il est en manque d'amour.
- Qu'il ne désire qu'une seule chose : la réunion.
Mais qu'il en est empêché par…
- Le contrat karmique.
- Les blessures de l'âme.
- Le karma.
- La volonté de la Source.
- L'énergie tierce.
En fait, le chaser a besoin de croire tout ça pour ne pas envisager la possibilité que la relation ne marche pas.
Que peut-être il s'est trompé.
C'est pour ça que tant de chasers s'abonnent aux feuilletons voyance à distance et météo énergétique.
C'est pour ça qu'ils vont vers tous les discours qui leur disent ce qu'ils veulent entendre.
Mais voilà ce que les runners m'ont réellement dit.
Ce que le runner ressent vraiment – version terrain
Oui, le runner peut se sentir mal pendant la séparation. Mais probablement pas pour les raisons que tu penses.
Il peut se sentir mal par rapport à ce que l'interaction avec le chaser fait remonter à la surface – ses propres comportements, ses propres contradictions.
Il peut se sentir mal parce qu'il n'a plus accès à ce que le chaser lui apportait : attention, disponibilité, excitation émotionnelle.
Oui – comme dans toute rupture.
Sauf que tu fais face à quelqu'un qui :
- Fonctionne de manière égocentrée,
- Fait tout pour sécuriser ses besoins et apports,
- Fait ce qu'il veut quand il veut sans trop se soucier de l'autre,
- Porte des masques,
- Sait très bien scanner les gens pour s'y adapter.
Du coup son mal-être pendant la séparation, c'est une forme de rejet pour lui.
Et le rejet, c'est le cheval de bataille du runner. Ce qu'il fuit depuis toujours.
Mais attention – ne prends pas des pommes pour des poires.
Comment le runner te traite est la preuve par neuf des sentiments qu'il a à ton égard.
Dans une relation amoureuse réciproque et saine, il n'y a pas de ghosting à répétition, pas de communication floue et biaisée, pas de renversement de rôles, pas de traitement par le silence.
Voilà les différentes choses que le runner peut ressentir pendant la séparation – avec leur vrai sens derrière.
La confusion
L'attraction entre chaser et runner peut être intense.
Même quand la relation ne fonctionne pas, les deux peuvent continuer à penser à l'autre non-stop pendant un moment.
Ça crée de la confusion chez le runner – “pourquoi je pense encore à cette personne si je ne veux pas de cette relation ?”
Mais ne confonds pas cette confusion avec la version chaser de la même confusion :
“Il est confus parce qu'il sent le lien divin mais ne sait pas comment y répondre”.
En fait, comme c'est une relation qui réveille les ego, our plutôt, une réponse traumatique, les deux vont se mettre à penser à l'autre non stop sans trop comprendre pourquoi. Cela devient alors séduisant de dire :
C'est normal, c'est le lien flamme jumelle.
En fait, c'est normal :
Ce sont deux égo mental en ébullition, d'ou les ruminations au quotidien et les phénomènes énergétiques.
La peur
Le chaser veut croire que le runner a peur de l'engagement…
Alors que le runner ne veut pas s'engager et ne veut pas perdre ce que la relation lui apportait.
Mais quand tu les as en séance, les runners ne parlent pas de peur de l'engagement.
Ils parlent de non-volonté. De non-envie de s'engager.
Et leurs comportements le confirment.
D'ailleurs, le runner n'a aucun mal à s'engager dans une autre relation – l'énergie tierce.
La preuve que ce n'est pas l'engagement en lui-même qui lui pose problème.
Ce qui est plus proche de la vérité, c'est que ce type de relation ne fonctionne pas sur le long terme parce que dès qu'elle devient trop profonde, les masques tombent.
Et ce qu'il y a derrière le masque qui a séduit le chaser… n'est pas du tout de la même couleur.
C'est pour ça que beaucoup de runners disent :
“Si le chaser me connaissait vraiment, il ne m'aimerait pas.”
Le chaser part du principe que le runner est naturel avec lui mais faux avec les autres.
Il ne veut pas envisager que le runner, avec lui aussi, joue une partition dans une certaine mesure.
C'est toute la subtilité des relations avec ce type de personnalité.
Un acteur sur scène a des émotions réelles.
Pourtant il choisit délibérément d'entrer dans des états émotionnels qui paraissent vrais.
Le travail de l'acteur consiste à mentir tout en semblant authentique.
La solitude
Pendant la séparation, le runner peut ressentir un sentiment de solitude.
C'est un résultat attendu.
Il n'y a plus d'attention, d'amour, de disponibilité du chaser.
Le manque se fait ressentir.
Et c'est souvent là qu'on entend des runners dire qu'ils “aiment leur chaser”.
Mais en creusant un peu, ce n'est pas de l'amour.
C'est le manque qui parle.
Le même phénomène existe chez le chaser d'ailleurs – “l'amour que je porte à mon jumeau me fait encore trop souffrir”.
Dans les deux cas, runner comme chaser :
C'est le ressenti du manque. Pas de l'amour.
Le manque de contrôle
La séparation marque l'impossibilité pour le runner de continuer à profiter de la relation.
Parce que si il y a séparation, c'est souvent que le chaser questionne trop, veut de l'engagement, et les jeux du runner ne portent plus leurs fruits.
Qui dit manque de contrôle dit jeu de pouvoir.
Le runner aime avoir la main sur la relation mais pas pour faire du mal, juste pour garder le contrôle de ce qu'il prend et de ce qu'il donne.
Ce qui lui permet d'avoir tous les avantages sans les inconvénient, enfin… en théorie.
En séparation, cette possibilité disparaît.
La procrastination émotionnelle
Pendant la séparation, le runner va souvent se perdre dans d'autres activités, d'autres personnes, d'autres relations.
Parce qu'il a une peur bleue de rentrer dans son intériorité.
Il fuit son émotionnel pour ne pas faire face à sa vérité intérieure.
Le chaser fait exactement la même chose – en se perdant dans la pseudo-spiritualité new age qui lui permet de continuer à croire que l'autre est bien son autre, mais que “X ou Y empêche la réunion pour l'instant”.
Les deux fuient et se mentent en utilisant des chemins différents.
La nostalgie
Se souvenir des bons moments, c'est classique. Le runner le vit aussi.
Et il n'hésitera pas à le faire savoir au chaser lors des recontacts ou des SMS.
Comme il se nourrit principalement d'attention pour combler ses vides, les bons moments de la relation vont remonter à la surface pour “compenser un manque présent”.
C'est une stratégie émotionnelle, consciente ou non.
L'autoprotection
Le runner va tenter de protéger ses réelles intentions.
Plus il y arrive, plus il peut continuer à profiter de ce que le chaser lui apporte.
- Le chaser cherche l'engagement vu l'intensité de la connexion.
- Le runner cherche l'attention sans engagement.
Ces deux objectifs sont incompatibles.
Et tôt ou tard, le chêne lâche. D'où la séparation.
La réalisation progressive – mais pas celle que tu crois
Dans le parcours FJ, le chaser aime croire que plus le temps passe, plus le runner arrive à reconnaître le lien et donc à s'engager.
Mais ce que j'observe depuis des années en coaching avec des chasers ET des runners, peu importe la durée du parcours – 2 ans ou 15 ans – c'est que le runner ne veut pas s'engager et n'a en fait jamais vraiment souhaité le faire.
Peut-être au tout début, dans la lune de miel, il se laissait aller à cette idée. Mais très vite, il sait que la relation ne va pas fonctionner.
C'est là que les runners voient clair.
Alors que le chaser, lui, va mettre des années à réaliser que la relation est une impasse.
Le chaser est celui qui a vu le lien en premier. Mais il sera le dernier à se rendre compte que la relation ne fonctionne pas. lol 😂
Et c'est exactement sur ça que tourne tout le discours FJ :
“C'est la bonne personne MAIS la relation ne peut pas se faire POUR L'INSTANT car X ou Y, garde espoir car elle SE FERA.”
Quand ?
- Ne pousse pas trop mamie dans les orties papi.
- Sois patient,
- garde la foi,
- consulte les guides,
- continue de stagner à l'arrêt de bus du “peut-être la réunion se fera, ou p'têt pas ?”
Si tu veux sortir de ce schéma et comprendre ce qui se passe vraiment dans cette dynamique, clique ici.
Alexis Faure
Coach & Praticien
EFT | PNL | SDN | MCBT | DTMA
Désactivation des traumas
Transformation consciente
+9 000 coachings réalisés
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