Quelle est donc la nature de ce « Moi » illusoire ?

Nouvelle terre eckart tolle

Dans cet article je vais mettre un passage du livre d’Eckart Tolle Nouvelle Terre. Ce passage me semble crucial étant donné qu’il décortique l’égo et son fonctionnent.

Bien évidemment je ne met pas cet article pour te donner envie d’acheter le livre, tu pourrais accélérer ton éveil spirituel et ta complétude. Alors surtout, ne le lis pas ! 🤣🙊

Le Moi illusoire

Le mot « Je » incarne la plus grande erreur et en même temps la plus grande vérité, selon la façon dont on s’en sert. Dans son emploi conventionnel, il n’est pas seulement un des mots les plus employés dans le langage (comme les mots qui lui sont associés, moi, ma, mon, mien, mienne, moi-même), mais également un des plus trompeurs.

Dans l’usage quotidien normal, le « je » incarne l’erreur primordiale, une perception erronée de qui vous êtes, un sens illusoire de votre identité. Le « je » représente l’ego.

Ce sens illusoire du moi est ce qu’Albert Einstein qualifiait « d’illusion d’optique de la conscience ».

Cet homme de science avait non seulement de la perspicacité dans le domaine de l’espace et du temps, mais aussi dans celui de la nature humaine.

Ce moi illusoire sert ensuite de fonctionnement à toute interprétation subséquente de la réalité, ou plus justement dit, toute mauvaise interprétation de la réalité, de tous les processus de pensées, de toutes les interactions et de toutes les relations.

Votre réalité devient le miroir de l’illusion originale.

Mais il y a  une bonne nouvelle :

Si vous pouvez reconnaître l’illusion comme telle, elle se dissout.

La reconnaissance d’une illusion est aussi sa fin. Sa survie dépend du fait qu’on la prend à tort pour la réalité. Alors, en voyant ce que vous n’êtes pas, la réalité de ce que vous êtes émerge toute seule.

C’est ce qui se produit pendant que vous lisez lentement et attentivement ce chapitre et le suivant, qui traitent des mécanismes du faux moi que nous appelons l’ego.

Quelle est donc la nature de ce moi illusoire ?

Ce à quoi vous faites référence quand vous dites « je » n’est pas qui vous êtes. Par un monstrueux acte de réductionnisme, l’infinie profondeur de votre essence est confondue avec un son produit par les cordes vocales, avec la pensée du moi dans votre esprit ou quoi que ce soit à quoi le moi s’est identifié.

Alors, à quoi renvoie ce je, ce moi, et leurs collègues mon, ma, mien, mienne ?

Quand un jeune enfant apprendre qu’une séquence de sons émis par les cordes vocales de ses parentes est son nom, il commence à assimiler le mot – devenu une pensée dans son esprit – à ce qu’il est.

À ce stade, certains enfants parlent d’eux-mêmes à la troisième personne : « Jean à faim ». Pas longtemps après, les enfants apprennent le mot magique « je » et l’assimilent à leur nom, qu’ils ont déjà assimilé à qui ils sont.

Puis arrive d’autres pensées qui fusionnent avec la pensées « moi » et « mien » qui désignent des choses et font en quelque sorte partie du « je ». Il s’agit d’une identification aux objets : on attribue aux objets (en faits aux pensées qui représentent ces objets) un certain sens de soi et on en tire ainsi une impression d’identité.

Alors, lorsque « mon » jouet se casse ou qu’on me le prend, il en résultat une grande souffrance. non pas en raison de la valeur intrinsèque du jouet, mais à cause de la pensées « mon ».

Le jouet fait partie du sens du moi, du je, que l’enfant développe.

Il faut préciser ici que l’enfant perdra rapidement intérêt pour le jouet en question, qu’il remplacera par d’autres. Ainsi, à mesure que l’enfant grandit, la pensées d’origine « je » attire d’autres pensées : elle s’identifie à un genre, à des possessions, à un corps, à une nationalité, une race, une religion, une profession.

Le « je » s’identifie à d’autres choses, entre autres à des rôles (celui de mère, père, mari, de femme etc…), à des connaissances ou des opinions, à des goûts et à tout ce qui est arrivé au « moi » par le passé, ces souvenirs étant des pensées qui définissent encore plus le sens du moi avec le concept de « moi et mon histoire« .

Ceci n’est qu’un aperçu des choses à partir desquelles les gens tirent le sens de leur identité. Il ne s’agit en fin de compte de rien d’autre que de pensées maintenues ensemble de façon précaire par le fait qu’on leur attribue une partie de notre identité.

Cette construction mentale est ce à quoi vous faites normalement référence quand vous dites ou pensez « je ». Pour être plus précis, la plupart du temps ce n’est pas vous qui parlez quand vous dites ou pensez « je », c’est un aspect de cette construction mentale, de ce moi-ego (programmations mentales).

Quand vous avez atteint l’éveil, vous utilisez encore le terme « je », mais il provient d’un espace beaucoup plus profond en vous.

La plupart des gens sont encore totalement identifiés au flot incessant des pensées compulsives, la plupart étant répétitives et vaines.

Chez eux, il n’existe pas de « je » en dehors du processus « pensée » et des émotions l’accompagnant.

C’est ce que l’on appelle l’inconscience spirituelle. Quand on leur dit qu’une voix dans leur tête n’arrête jamais de parler, ils vous disent : « Quelle voix? » ou nient avec colère.

Évidemment, ceci est encore la voix, le penseur, le mental non observé. On pourrait presque considérer cette voix comme une entité qui a pris possession d’eux.

Contenu et structure de l’ego

L’égo, le mental, est complètement conditionné par le passé. Son conditionnement comporte deux aspects : le contenu et la structure.

Dans le cas de l’enfant qui pleure parce qu’on lui a pris son joujou, le jouet représente le contenu. Ce dernier est interchangeable : il peut s’agir d’un autre jouet ou objet. Le contenu avec lequel vous vous identifiez est conditionné par votre milieu, votre éducation et la culture où vous évoluez.

Que l’enfant soit riche ou pauvre, que le jouet soit un simple morceau de bois en forme d’animal ou un gadget électronique sophistiqué ne fait aucune différence en ce qui concerne la souffrance causée par sa perte.

La raison pour laquelle une telle souffrance se produit se cache dans le mot « mon », qui est la structure.

La compulsion inconsciente à renforcer sa propre identité par une association à un objet fait partie prenante de la structure même de l’ego.

La plus fondamentale des structures mentales par laquelle l’ego peut exister est donc l’identification. Etymologiquement, le terme « identification » vient du latin « idem », qui veut dire « pareil » et facere, qui veut dire « faire ».

Donc, quand je m’identifie à quelque chose, je le « fais pareil ». Pareil à quoi ? Pareil à moi. Je confère à cet objet un sentiment de moi et ainsi il devient une partie prenante de mon « identité ».

Un des types d’identifications de base est l’identification aux objets : mon jouet devient plus tard ma voiture, ma maison, mes vêtements etc. J’essaie de me trouver dans des objets, n’y réussis jamais vraiment et finis par m’y perdre. Tel est le destin de l’ego.

Identification aux choses

Les spécialistes du monde de la publicité savent très bien que s’ils veulent vendre ce dont les gens n’ont pas vraiment besoin, ils doivent les convaincre que ces choses ajouteront quelque chose à la façon dont ils se voient et dont ils sont vus par les autres.

Autrement dit, ces choses ajouteront quelque chose au sens qu’ils ont d’eux-mêmes. C’est ce qu’ils font en vous disant par exemple que vous vous distinguerez des autres en employant tel ou tel produits, ceci sous-entendant que vous serez plus pleinement vous-mêmes.

Ou bien ces spécialistes créeront une association dans votre esprit entre le produit et une personne célèbre, une personne jeune et attirante ou une personne qui à l’air heureuse. Même les photos de célébrités âgées ou décédées les montrant dans leur force de l’âge fonctionnent bien.

La supposition silencieusement suggérée est que, en achetant le produit et par quelque geste magique d’appropriation, vous deviendrez comme eux, ou plutôt comme l’image qu’ils renvoient.

Alors, dans bien des cas, vous n’achetez pas un produit, mais un « renforceur d’identité« . Les étiquettes de grand marque sont fondamentalement des identités collectives que vous « achetez ». Comme elles coûtent cher, elle ont par conséquent un caractère d’exclusivité.

Si tout le monde pouvait les acheter, elles perdraient leur valeur psychologique et tout ce qu’ils vous resterait, ce serait leur valeur matérielle, qui ne correspond qu’à une fraction de ce que vous avez payé.

Les choses auxquelles vous vous identifiez varient selon les personnes, selon l’âge, le genre, le revenu, la classe sociale, la mode, la culture etc.

Ce à quoi vous vous identifiez concerne le contenu, alors que la compulsion inconsciente à l’identification concerne la structure.

C’est une des façons les plus fondamentales dont le mental fonctionne.

Paradoxalement, ce qui maintient la soi-disant société de consommation active, c’est le fait que la tentative de se retrouver dans ces objets ne fonctionne pas.

Comme la satisfaction de l’ego est de courte durée, vous en voulez davantage. donc, vous continuez d’acheter, de consommer.

Bien entendu, dans cette dimension physique où notre moi de surface réside, les choses font nécessairement et inéluctablement partie de nos vies. Nous avons besoin d’un toit sur la tête, de vêtements, de meubles, d’outils de moyens de transport.

Il ne faut pas mépriser le monde des choses, il faut l’honorer.

Mais nous ne pouvons pas véritablement honorer les objets si nous les employons pour renforcer notre identité, autrement dit si nous essayons de nous trouver en eux.

C’est exactement ce que l’ego fait.

L’identification de l’ego aux objets créé un attachement à ces derniers, une obsession des objets, qui à son tour créé une société de consommation et des structures économiques où la seule mesure de progrès est « l’éternel plus« .

La quête sans frein de ce plus, d’une croissance infinie est un dysfonctionnement, une maladie.

Quand vous ne pouvez plus sentir la vie en vous, il est probable que vous la remplirez d’objets.

Je vous suggère, comme pratique spirituelle, d’observer le rapport que vous entretenez avec le monde des objets. Observez particulièrement ce rapport en ce qui concerne les objets précédés de l’adjectif possessif « mon » ou « ma ».

Il vous faudra faire preuve de vigilance et d’honnêteté pour découvrir si le sens que vous avez de votre valeur personnelle est lié à vos possessions.

  • Certaines choses vous donnent-elles un subtil sentiment d’importance ou de supériorité ?
  • Le manque de certains objets vous fait-il sentir inférieur à ceux qui en ont plus que vous ?
  • Mentionnez-vous avec désinvolture les choses que vous possédez ou les étalez-vous pour renforcer le sens de votre valeur personnelle aux yeux d’une autre personne et, par le fait même, aux vôtres ?
  • Éprouvez-vous du ressentiment ou de la colère, et vous sentez-vous diminué sur le plan de votre valeur quand quelqu’un possède plus que vous ou quand vous perdez une possession précieuse ?

L’oublie de l’être

L’ego s’identifie toujours à la forme, faisant ainsi en sorte que vous vous cherchez et vous vous perdez dans une forme ou dans une autre. Les formes ne sont pas  uniquement des objets matériels et des corps physiques.

Encore plus fondamentales que les formes extérieures (choses et corps), les formes-pensées surgissent continuellement dans le champs de la conscience.

Même s’il s’agit de formations énergétiques plus subtiles et moins denses que les formes matérielles, il s’agit tout de même de formes. Peut-être êtes-vous conscient d’une voix dans votre tête qui ne s’arrête jamais de jacasser : c’est le flot incessant de la pensées compulsive.

Lorsque chaque pensée absorbe toute votre attention, lorsque vous êtes tellement identifié à cette voix et aux émotions qui l’accompagnent que vous vous perdez dans chaque pensées et dans chaque émotion, dites-vous que vous êtes totalement identifié à la forme et, par conséquent, sous l’emprise de l’ego.

Ce dernier est donc une agglutination de formes-pensées récurrentes et de schémas émotifs et mentaux conditionnés et associés à un sentiment de soi, de je.

L’égo apparait quand le sens de l’Être, du « Je Suis », c’est-à-dire la conscience sans forme, est confondu avec la forme.

Telle est la signification de l’identification : l’oublie de l’Être.

 

 

 

 

 

 

Voici pour l’aperçu du livre Nouvelle Terre d’Eckart Tolle. Je te recommande chaudement de l’acheter car il va très loin dans les explications de l’ego mental et comment s’en libérer.

C’est pourquoi je parle non stop de la libération émotionnelle avec d’éteindre/libérer/désactiver les programmes du mental qui interfèrent avec Qui On Est et donc notre Bien-Être.

Durant le parcours flamme jumelle on est souvent désemparé et complètement déboussolé. Si tu veux te débarrasser de ce fardeau émotionnel, comprendre en détail ton parcours pour un mieux être immédiat et aller de l’avant clique ici.

Alexis

N'oublie pas d'utiliser ton discernement durant ta lecture. Ne nie pas tout en bloc mais n'accepte pas tout non plus.😎 Questionne, remet en cause, jauge, pondère, compare, analyse ce que tu lis afin de trouver ta vérité.

Il y a un commentaire

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partagez
Tweetez
Partagez
Enregistrer